Frise chronologique
1900
Inauguration de la ligne 1 et de l'édicule
Inauguration de la ligne 1 et de l'édicule
1900 (≈ 1900)
Ouverture de la station et création par Guimard.
13 août 1900
Ouverture de la station Louvre
Ouverture de la station Louvre
13 août 1900 (≈ 1900)
Mise en service avec arrêt des trains.
1968
Décoration culturelle des quais
Décoration culturelle des quais
1968 (≈ 1968)
Projet d'André Malraux pour le Louvre.
1er mai 1991
Vandalisme par des tagueurs
Vandalisme par des tagueurs
1er mai 1991 (≈ 1991)
Action médiatisée pour le graffiti parisien.
26 novembre 2015
Réouverture après rénovation
Réouverture après rénovation
26 novembre 2015 (≈ 2015)
Modernisation et nouveaux aménagements culturels.
12 février 2016
Classement monument historique
Classement monument historique
12 février 2016 (≈ 2016)
Protection de l'édicule Guimard.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Hector Guimard - Architecte |
Créateur de l'édicule en 1900. |
| André Malraux - Ministre de la Culture (1968) |
Initiateur de la décoration muséale. |
Origine et histoire
L'édicule Guimard de la station Louvre-Rivoli, situé rue de l'Amiral-de-Coligny à Paris, a été dessiné en 1900 par l'architecte Hector Guimard pour la Compagnie du Métropolitain. Ce modèle Art Nouveau, caractéristique des entrées du métro parisien, marque l'identité visuelle de la ligne 1, inaugurée la même année. L'édicule a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 12 février 2016, protégeant ainsi l'une des dernières réalisations subsistantes de Guimard pour le réseau.
La station Louvre-Rivoli, ouverte le 13 août 1900, a évolué avec son environnement culturel. Initialement nommée Louvre, elle a été rebaptisée en 1989 pour refléter sa proximité avec la rue de Rivoli, commémorant la victoire napoléonienne de 1797. Entre 1968 et 2011, ses quais ont abrité des reproductions d'œuvres du musée du Louvre, transformant l'espace en antichambre muséale sous l'impulsion d'André Malraux. Ces aménagements ont été partiellement supprimés lors de la modernisation de 2015, bien que des moulages d'œuvres antiques y soient toujours exposés.
L'édicule a survécu à des épisodes marquants, comme le vandalisme de 1991 par des tagueurs revendiquant une reconnaissance artistique. Les travaux récents (2009-2015) ont adapté la station à l'automatisation de la ligne 1, avec l'installation de portes palières et une rénovation scénographique en partenariat avec le Louvre. Aujourd'hui, cet accès reste un témoignage architectural du Paris de la Belle Époque, tout en intégrant les exigences contemporaines de sécurité et d'accessibilité.
La fréquentation de la station, bien que modeste (environ 2,6 millions d'entrées en 2019), reflète son rôle dans le paysage touristique parisien. Son édicule, unique accès orné de Guimard encore en place pour cette station, symbolise le dialogue entre patrimoine industriel et art, au cœur d'un quartier historique entre le musée du Louvre et la Seine.