Conception par Guimard 1900 (≈ 1900)
Hector Guimard dessine les accès du métro parisien.
1902
Inauguration de la ligne
Inauguration de la ligne 1902 (≈ 1902)
Ouverture de la section de la ligne 2 incluant la station Abbesses.
1903
Fin de la collaboration
Fin de la collaboration 1903 (≈ 1903)
Convention mettant fin à la collaboration entre Guimard et la Compagnie du Métropolitain.
1913
Fin de la pose
Fin de la pose 1913 (≈ 1913)
Arrêt de la pose des entourages conçus par Guimard.
1965
Première protection
Première protection 1965 (≈ 1965)
Inscription de plusieurs accès à l'Inventaire des monuments historiques.
1978
Protection des ouvrages
Protection des ouvrages 1978 (≈ 1978)
Protection au titre des monuments historiques des ouvrages recensés.
2016
Protection complémentaire
Protection complémentaire 2016 (≈ 2016)
Complément de protection pour les ouvrages de Guimard.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Entourage de l'accès situé entre les 9e et 18e arrondissements, boulevard de Clichy, face au n°77 (élément non cadastré, se situant face à la parcelle cadastrale AA1) ; entourage de l'accès situé entre les 9e et 18e arrondissements, place de Clichy, face au n°6 (élément non cadastré, se situant face à la parcelle cadastrale AA 123) : inscription par arrêté du 12 février 2016
Personnages clés
Hector Guimard
Architecte ayant conçu les accès du métro parisien dans un style Art nouveau.
Origine et histoire de l'Édicule de la station Place de Clichy
Accès à la station du métro dessiné en 1900 par l'architecte Hector Guimard pour la Compagnie générale du Métropolitain de Paris. La station se trouve sur une section de la ligne 2 inaugurée en 1902 et l'arrêté de protection porte sur l'ensemble des réalisations subsistantes de Guimard pour le métro. Guimard a conçu au tournant du XXe siècle des édicules couverts et des entourages ouverts, dans un style Art nouveau mêlant fer, fonte, verre et lave émaillée, avec des portiques et de hauts candélabres encadrant une enseigne « Métropolitain ». Ses modèles, déclinés en variantes et en pavillons pour les grands arrêts, reposent sur une conception modulaire faisant appel à des panneaux de lave, des armatures métalliques et des verrières, afin de permettre une production semi-industrielle et des adaptations aux différents sites. Cent soixante-sept ouvrages furent édifiés d'après ses plans ; si ces créations rencontrèrent d'abord un certain succès, elles provoquèrent aussi des polémiques esthétiques et des tensions financières entre l'architecte et la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris. Une convention signée en 1903 mit fin à la collaboration tout en réservant à la CMP le droit de reproduire les modèles, et la pose des entourages se poursuivit jusqu'en 1913. Après la Première Guerre mondiale, l'Art nouveau passant de mode, la plupart des édicules et une part importante des entourages furent démontés ou laissés à l'abandon. À partir des années 1960 la redécouverte du mouvement entraîna des mesures de protection, des prêts et des dons à des musées, et la RATP engagea des programmes de maintenance et de restauration. Un arrêté de 1965 inscrivit plusieurs accès à l'Inventaire des monuments historiques et, en 1978, les ouvrages recensés furent protégés au titre des monuments historiques, protection complétée en 2016. Certaines entrées d'origine ont été restaurées ou reconstituées : l'édicule B de la Porte Dauphine est le seul édicule B d'origine conservé et le modèle A à claire-voie, déplacé, est visible à la station Abbesses. Les créations de Guimard pour le métro, qui conjuguent recherche formelle et techniques industrielles telles que la fonte moulée, l'émaillage sur lave et le travail du verre, sont devenues des éléments durables du paysage parisien et des symboles de l'Art nouveau, suscitant toujours l'intérêt du public et des spécialistes.