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Église abbatiale de l'abbaye de l'abbaye Notre-Dame des Gardes en Maine-et-Loire

Église abbatiale de l'abbaye de l'abbaye Notre-Dame des Gardes

    2 Place Notre Dame
    49120 Chemillé-en-Anjou

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1818
Installation des trappistines
7 juillet 1828
Visite de la duchesse de Berry
26 juillet 1838
Inauguration de la statue
26 février 1875
Couronnement de Notre-Dame
27 août 1899
Première pierre du sanctuaire
1904
Inventaire et saisie
1911
Vente aux enchères
1924
Reprise par Bellefontaine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Dom Augustin de Lestrange - Fondateur de la communauté Transfère les moniales en 1818-1821.
Duchesse de Berry - Visiteuse illustre Visite le monastère en 1828.
Pie IX - Pape autorisant le couronnement Accorde le bref en 1875.
Mgr Freppel - Évêque promoteur du couronnement Obtient l’autorisation pontificale.
Mgr Rumeau - Évêque bénissant la première pierre Pose la pierre en 1899.
Mère Andrée Grollier - Abbesse en 2010 Dirige la communauté au XXIe siècle.

Origine et histoire

L’abbaye Notre-Dame des Gardes, située dans le département de Maine-et-Loire sur l’ancienne commune de Saint-Georges-des-Gardes (aujourd’hui intégrée à Chemillé-en-Anjou), trouve ses origines au Moyen Âge avec une chapelle érigée sur le puy des Gardes. Au XVIIe siècle, des chanoines augustins s’y installent avant d’être dispersés par la Révolution française, laissant le site en ruines. Ce lieu, déjà marqué par un pèlerinage marial, attire l’attention de Dom Augustin de Lestrange au début du XIXe siècle.

En 1818, Dom Augustin de Lestrange y transfère une communauté de moniales trappistines, d’abord installées à Forges (Orne) puis à Bégrolles-en-Mauges. Ces religieuses, issues de la fondation de La Valsainte, s’établissent définitivement à Saint-Georges-des-Gardes en 1821 pour échapper à l’autorité de l’évêque de Sées, hostile à leurs règles monastiques. Le site devient alors un monastère cistercien actif, marqué par des événements comme la visite de la duchesse de Berry en 1828 ou l’inauguration d’une statue en 1838.

Le XIXe siècle voit l’apogée du sanctuaire avec le couronnement de Notre-Dame des Gardes en 1875, autorisé par le pape Pie IX, et la pose de la première pierre du sanctuaire actuel en 1899. Cependant, les lois anticléricales du début du XXe siècle frappent l’abbaye : inventaire et saisie des biens en 1904, vente aux enchères en 1911, avant son rachat par un bienfaiteur. En 1924, les trappistines de Bellefontaine reprennent la gestion du site, perpétuant son rôle de lieu de pèlerinage et de vie monastique.

Aujourd’hui, l’abbaye Notre-Dame des Gardes abrite une communauté d’une trentaine de religieuses cisterciennes, gardiennes d’un sanctuaire marial toujours fréquenté. Fille de l’abbaye de Cherlieu, elle s’inscrit dans la tradition de l’Ordre cistercien de la stricte observance. Son histoire reflète les bouleversements religieux et politiques de la France moderne, tout en maintenant une continuité spirituelle depuis le Moyen Âge.

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