Frise chronologique
1097
Première mention écrite
Première mention écrite
1097 (≈ 1097)
Bulle d’excommunication évoquant l’église dédiée à saint Genès.
1246
Inventaire calligraphique
Inventaire calligraphique
1246 (≈ 1246)
Recensement des biens des églises locales conservé en Haute-Garonne.
XIIe siècle
Construction de l’édifice
Construction de l’édifice
XIIe siècle (≈ 1250)
Période de construction en style roman.
19 novembre 1910
Classement monument historique
Classement monument historique
19 novembre 1910 (≈ 1910)
Protection de l’église (hors clocher) par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise à l'exclusion du clocher : classement par arrêté du 19 novembre 1910
Personnages clés
| Saint Genès - Saint patron initial |
Dédicataire de l’église avant Saint-Louis. |
| Abbaye Saint-Sernin de Toulouse - Institution religieuse liée |
Propriétaire de l’église au XIe siècle. |
Origine et histoire
L'église Saint-Louis de Mercus-Garrabet, construite au XIIe siècle dans un style roman, est implantée sur une émergence rocheuse appelée Roc de Carol, au cœur du village à 512 mètres d'altitude. Son architecture se distingue par trois nefs voûtées en berceau, une abside flanquée de deux absidioles, et un clocher carré ajouté au XIXe siècle. Le porche sud, orné d’une double archivolte en plein cintre, repose sur quatre colonnettes aux chapiteaux sculptés de feuilles, illustrant l’art roman pyrénéen.
Une bulle d’excommunication de 1097 atteste déjà de l’existence d’une église à Mercus, alors dédiée à saint Genès et rattachée à l’abbaye Saint-Sernin de Toulouse. En 1246, un inventaire calligraphique des biens des églises locales, conservé aux archives de la Haute-Garonne, révèle l’importance patrimoniale du lieu. L’édifice, à l’exception de son clocher, a été classé monument historique par arrêté du 19 novembre 1910, soulignant sa valeur architecturale et historique.
La nef centrale, voûtée en berceau plein cintre, est épaulée par des collatéraux aux demi-berceaux, tandis que les piliers carrés – cylindriques près du chœur – soutiennent des doubleaux par un dispositif original. Les archivoltes du porche, ornées de bâtons rompus et de dents de scie, et les chapiteaux à feuilles reflètent l’influence romane méridionale. Aujourd’hui, l’association Histoire et patrimoine du Tarasconnais contribue à sa valorisation, notamment lors des Journées du Patrimoine.