Frise chronologique
1289
Première mention écrite
Première mention écrite
1289 (≈ 1289)
Citée par le notaire Arnal de Salas.
1392
Consécration inachevée
Consécration inachevée
1392 (≈ 1392)
Reconstruction du XIVe siècle encore en cours.
fin XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XIIIe siècle (≈ 1395)
Édifice partiellement reconstruit ensuite.
fin XVe - début XVIe siècle
Achèvement des chapelles
Achèvement des chapelles
fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Portail ouest et tour-clocher construits.
1680
Modification d'une fenêtre
Modification d'une fenêtre
1680 (≈ 1680)
Date gravée avec le nom *Alagnou*.
1877
Effondrement et transformation
Effondrement et transformation
1877 (≈ 1877)
Voûte d'une chapelle nord s'effondre.
20 mars 1912
Classement partiel
Classement partiel
20 mars 1912 (≈ 1912)
Clocher et portail classés Monuments Historiques.
21 octobre 1925
Inscription complète
Inscription complète
21 octobre 1925 (≈ 1925)
Restes de l'église inscrits à l'inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher et double porte d'entrée et escalier qui conduit aux étages du clocher : classement par arrêté du 20 mars 1912 ; Eglise, sauf parties classées : inscription par arrêté du 21 octobre 1925
Personnages clés
| Arnal de Salas - Notaire |
Première mention écrite en 1289. |
| Alagnou - Maître d'œuvre |
Nom gravé sur une fenêtre (1680). |
| Émile Toulouse - Architecte diocésain |
Transforme l'église après 1877. |
| Jean Lartigaut - Historien |
Études sur Puy-l'Évêque au Moyen Âge. |
| Edmond Albe - Chanoine et historien |
Relevés sur les modifications (XVIIe). |
Origine et histoire
L'église Saint-Sauveur, initialement dédiée à Saint-Jean-Baptiste puis à la Transfiguration, est mentionnée dès 1289 par le notaire Arnal de Salas. Un premier édifice, construit à la fin du XIIIe siècle, est largement reconstruit au XIVe siècle, avec une consécration en 1392 dans un bâtiment encore inachevé. Les chapelles latérales, le portail ouest à doubles portes et la tour-clocher datent de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, reflétant l'évolution du gothique méridional.
Au XVIIe siècle, des modifications mineures sont apportées, comme une échauguette ajoutée à l'angle nord-est de la nef, peut-être pour servir de poste de guet. Une fenêtre porterait la date de 1680 et le nom du maître d'œuvre Alagnou. L'effondrement d'une voûte en 1877 entraîne une transformation majeure par l'architecte Émile Toulouse : le chevet plat est remplacé par une abside polygonale, et les chapelles indépendantes sont converties en bas-côtés continus, altérant le plan médiéval.
L'église, située hors des murs de la ville sur une élévation, était entourée du cimetière où subsiste une croix sculptée du XVe siècle. Son clocher et son portail jumelé, encadré de pinacles et surmonté d'un arc brisé, ont été classés Monument Historique dès 1912, suivis par l'inscription du reste de l'édifice en 1925. Ces éléments illustrent les spécificités des églises gothiques du Quercy, marquées par des chapelles indépendantes entre les contreforts et des voûtes d'ogives.
Les sources historiques soulignent son rôle central dans la communauté médiévale de Puy-l'Évêque, alors sous l'autorité de la châtellenie. Les travaux des XIXe et XXe siècles, bien que modifiant sa structure, ont préservé des éléments clés comme la tour-porche épaulée de contreforts diagonaux, typique de la fin du XVe siècle dans la région. Les archives mentionnent également son lien avec le diocèse de Cahors, confirmé par les études du chanoine Edmond Albe et de Jean Lartigaut.