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Eglise à Beaulieu-sur-Layon en Maine-et-Loire

Eglise

    12 Rue de la Mairie
    49750 Beaulieu-sur-Layon
Propriété de la commune
Eglise
Eglise
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Eglise
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Eglise
Eglise
Eglise
Eglise
Crédit photo : Caugris - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1700
1800
1900
2000
Fin XIe - Début XIIe siècle
Fondation de la chapelle
1768
Érection en paroisse
30 juillet 1794
Destruction du clocher
1841
Projet de nouvelle église
1855
Destruction partielle
1926
Classement définitif
1978
Restauration et découvertes
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Abside : inscription par arrêté du 17 juillet 1926

Personnages clés

Jacques de Grasse - Évêque d’Angers (1750-1787) A érigé Beaulieu en paroisse.
Foulques Nerra - Comte d’Anjou (987-1040) A modifié la limite Anjou-Poitou.
Célestin Port - Historien local (XIXe siècle) A mentionné l’Arbre de Jessé.
Chanoine Urseau - Historien (début XXe siècle) A documenté le badigeon de 1918.

Origine et histoire

La chapelle Notre-Dame de Beaulieu-sur-Layon trouve son origine dans le défrichage de la forêt du Lattay par l’abbaye du Ronceray à la fin du XIe siècle. Un prieuré et une paroissiale sont fondés à Saint-Lambert-du-Lattay, dont dépend initialement la chapelle, érigée avant la fin du XIe siècle puis remaniée au XIIe et XVe siècles. Un premier décor peint au XIIIe siècle est recouvert en 1550 par un second.

Jusqu’en 1768, la chapelle dépend de la paroisse de Saint-Lambert-du-Lattay. Cette année-là, Beaulieu-sur-Layon devient une paroisse indépendante par décret de l’évêque d’Angers, Jacques de Grasse, en réponse aux plaintes des habitants sur les difficultés d’accès à Saint-Lambert. La chapelle est alors promue église paroissiale, mais son clocher est abattu en 1794 pendant la guerre de Vendée pour empêcher les rassemblements contre-révolutionnaires.

Au XIXe siècle, face à la vétusté de l’édifice, la municipalité décide de construire une nouvelle église en 1841. L’ancienne, classée monument historique en 1853, est partiellement détruite en 1855 : seule l’abside est conservée comme chapelle. Un Arbre de Jessé, peint sur la voûte, est recouvert d’un badigeon avant d’être redécouvert puis effacé en 1978 lors de restaurations. Ces travaux révèlent un Christ en Majesté du XIIIe ou XVe siècle, entouré du Tétramorphe, ainsi que des décors peints dans l’oculus.

L’édifice actuel se limite au chœur originel, long de 6,50 m, éclairé par six baies dont un oculus axial. Le décor sculpté, sobre, date du XIIe siècle, avec des modillons géométriques et des corbeilles grossièrement taillées. La voûte en cul-de-four abrite le Christ en Majesté, entouré de symboles des évangélistes, tandis que l’oculus, autrefois muré, est orné d’un faux appareil renforçant son symbolisme lumineux.

Classée définitivement monument historique en 1926, la chapelle illustre les transformations d’un édifice religieux médiéval, marqué par les conflits, les reconstructions et les restaurations. Son histoire reflète aussi l’évolution du paysage paroissial angevin, entre dépendances ecclésiastiques et autonomie communale.

Liens externes