Frise chronologique
Fin XIe - Début XIIe siècle
Fondation de la chapelle
Fondation de la chapelle
Fin XIe - Début XIIe siècle (≈ 1225)
Défrichage par l’abbaye du Ronceray.
1768
Érection en paroisse
Érection en paroisse
1768 (≈ 1768)
Décret de Jacques de Grasse.
30 juillet 1794
Destruction du clocher
Destruction du clocher
30 juillet 1794 (≈ 1794)
Guerre de Vendée, mesure républicaine.
1841
Projet de nouvelle église
Projet de nouvelle église
1841 (≈ 1841)
Plans de l’architecte Delestre.
1855
Destruction partielle
Destruction partielle
1855 (≈ 1855)
Conservation du chœur seul.
1926
Classement définitif
Classement définitif
1926 (≈ 1926)
Inscription aux Monuments Historiques.
1978
Restauration et découvertes
Restauration et découvertes
1978 (≈ 1978)
Révélation du Christ en Majesté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Abside : inscription par arrêté du 17 juillet 1926
Personnages clés
| Jacques de Grasse - Évêque d’Angers (1750-1787) |
A érigé Beaulieu en paroisse. |
| Foulques Nerra - Comte d’Anjou (987-1040) |
A modifié la limite Anjou-Poitou. |
| Célestin Port - Historien local (XIXe siècle) |
A mentionné l’Arbre de Jessé. |
| Chanoine Urseau - Historien (début XXe siècle) |
A documenté le badigeon de 1918. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame de Beaulieu-sur-Layon trouve son origine dans le défrichage de la forêt du Lattay par l’abbaye du Ronceray à la fin du XIe siècle. Un prieuré et une paroissiale sont fondés à Saint-Lambert-du-Lattay, dont dépend initialement la chapelle, érigée avant la fin du XIe siècle puis remaniée au XIIe et XVe siècles. Un premier décor peint au XIIIe siècle est recouvert en 1550 par un second.
Jusqu’en 1768, la chapelle dépend de la paroisse de Saint-Lambert-du-Lattay. Cette année-là, Beaulieu-sur-Layon devient une paroisse indépendante par décret de l’évêque d’Angers, Jacques de Grasse, en réponse aux plaintes des habitants sur les difficultés d’accès à Saint-Lambert. La chapelle est alors promue église paroissiale, mais son clocher est abattu en 1794 pendant la guerre de Vendée pour empêcher les rassemblements contre-révolutionnaires.
Au XIXe siècle, face à la vétusté de l’édifice, la municipalité décide de construire une nouvelle église en 1841. L’ancienne, classée monument historique en 1853, est partiellement détruite en 1855 : seule l’abside est conservée comme chapelle. Un Arbre de Jessé, peint sur la voûte, est recouvert d’un badigeon avant d’être redécouvert puis effacé en 1978 lors de restaurations. Ces travaux révèlent un Christ en Majesté du XIIIe ou XVe siècle, entouré du Tétramorphe, ainsi que des décors peints dans l’oculus.
L’édifice actuel se limite au chœur originel, long de 6,50 m, éclairé par six baies dont un oculus axial. Le décor sculpté, sobre, date du XIIe siècle, avec des modillons géométriques et des corbeilles grossièrement taillées. La voûte en cul-de-four abrite le Christ en Majesté, entouré de symboles des évangélistes, tandis que l’oculus, autrefois muré, est orné d’un faux appareil renforçant son symbolisme lumineux.
Classée définitivement monument historique en 1926, la chapelle illustre les transformations d’un édifice religieux médiéval, marqué par les conflits, les reconstructions et les restaurations. Son histoire reflète aussi l’évolution du paysage paroissial angevin, entre dépendances ecclésiastiques et autonomie communale.