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Eglise dans la Manche

Eglise

    507 Rue du Port
    50500 Carentan-les-Marais
Propriété de la commune
Eglise
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Crédit photo : Xfigpower - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1069
Donation à Saint-Gabriel
1251–1279
Partage seigneurial
1687
Restauration du sanctuaire
1944
Redécouverte de la crypte
2002
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église, y compris la sacristie, et à l'exclusion de la crypte classée (cad. A 113) : inscription par arrêté du 13 juin 2002 - La crypte (cad. A 113) : classement par arrêté du 9 septembre 2002

Personnages clés

Néel de Brévands - Seigneur local Donateur de l’église en 1069.
Antoine IV de la Luzerne - Marquis de Brévands Finance la réfection en 1687.
Anne du Mesnildot - Noble défunte Gisant classé (†1632) dans l’église.

Origine et histoire

L'église Saint-Martin de Brévands, située dans la commune nouvelle de Carentan-les-Marais (département de la Manche, Normandie), est un édifice catholique dont les origines remontent à la 1re moitié du XIIe siècle. Elle adopte un plan en croix latine, typique des petites églises du Cotentin de l'« école de Lessay », avec une croisée d'ogives appliquée au chœur dès cette période. La crypte voûtée en berceau et le transept sont d’origine romane, tandis que les fresques, dont une crucifixion, datent du début du XIIIe siècle. L’édifice est donné en 1069 par Néel de Brévands et sa famille au prieuré Saint-Gabriel, comme en témoignent les archives médiévales.

Entre 1251 et 1279, l’église est divisée en vingt-trois parts entre plusieurs seigneurs locaux, dont Richard Carbonnel et Luce de Semilly, reflétant les structures féodales de l’époque. Le chœur et la nef, reconstruits au XVIIIe siècle, abritent un autel-retable en pierre et bois polychromes. La crypte, redécouverte en 1944 lors des opérations militaires, révèle des peintures murales du XIVe siècle, dont un Christ crucifié et une Vierge à l’Enfant, ainsi que des traces de fresques gothiques dans le transept.

En 1687, Antoine IV de la Luzerne, marquis de Brévands, finance la réfection du sanctuaire, dont les armes, bûchées à la Révolution, ornent encore la clef de voûte. Le monument est classé au titre des monuments historiques en 2002, protégeant à la fois l’église (y compris sa sacristie) et sa crypte. Parmi ses éléments remarquables figurent un maître-autel et retable du XVIIe siècle, des stalles du XVIIIe siècle, et le gisant d’Anne du Mesnildot (†1632), ainsi qu’une statue classée de saint Loup ou saint Fromond.

L’architecture mêle des caractéristiques romanes tardives (chapiteaux à rinceaux, ogives à tors) et des ajouts postérieurs, comme la voûte en berceau du chœur, soulignée par un harpage de pierre. Les restaurations du XIXe siècle (notamment en 1893) ont partiellement modifié les dispositifs romans, comme en témoigne la porte latérale sud. L’édifice illustre ainsi l’évolution stylistique et historique des églises normandes, des débuts du Moyen Âge à l’époque moderne.

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