Frise chronologique
1801
Concordat de 1801
Concordat de 1801
1801 (≈ 1801)
Décision de construire la cathédrale.
1808-1818
Construction de la cathédrale
Construction de la cathédrale
1808-1818 (≈ 1813)
Dirigée par Guy de Gisors.
1858-1878
Réalisation des vitraux
Réalisation des vitraux
1858-1878 (≈ 1868)
Par Jean-Baptiste Barrelon.
4 mars 1869
Obsèques de Lamartine
Obsèques de Lamartine
4 mars 1869 (≈ 1869)
Cérémonie en la cathédrale.
1892
Restauration majeure
Restauration majeure
1892 (≈ 1892)
Coût : 200 000 francs.
1897
Décors intérieurs ajoutés
Décors intérieurs ajoutés
1897 (≈ 1897)
Par l’architecte Authelain.
1973
Classement partiel de l'orgue
Classement partiel de l'orgue
1973 (≈ 1973)
Monument Historique.
2 septembre 1994
Classement de l'église
Classement de l'église
2 septembre 1994 (≈ 1994)
Arrêté de protection.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AX 25) : classement par arrêté du 2 septembre 1994
Personnages clés
| Napoléon Ier - Empereur des Français |
Financeur de la cathédrale. |
| Guy de Gisors - Architecte |
Concepteur de la cathédrale. |
| Jean-Baptiste Barrelon - Maître-verrier |
Auteur des vitraux. |
| Alphonse Lamartine - Poète et homme politique |
Obsèques en 1869. |
| Joseph et Claude-Ignace Callinet - Facteurs d’orgues |
Créateurs du grand orgue. |
| Authelain - Architecte |
Auteur des décors intérieurs. |
Origine et histoire
L'église cathédrale Saint-Vincent de Mâcon a été construite au début du XIXe siècle pour remplacer l'ancienne cathédrale médiévale, appelée aujourd’hui le Vieux-Saint-Vincent. Décidée après le Concordat de 1801, sa construction fut financée par Napoléon Ier, avec un coût total de 600 000 francs. Initialement nommée église Saint-Napoléon, elle fut rebaptisée église Saint-Louis sous Louis XVIII, puis église Saint-Vincent lors du retour de Napoléon. Les travaux, dirigés par l’architecte Guy de Gisors, débutèrent en 1808 et s’achevèrent en 1818.
L’édifice, de style néoclassique, fut érigé sur l’emplacement d’un ancien temple romain. À l’origine, son intérieur était dépouillé, sans décoration ni vitraux. En 1892, une restauration majeure fut entreprise pour 200 000 francs, suivie en 1897 par l’ajout de décors intérieurs conçus par l’architecte Authelain. Les vitraux, réalisés entre 1858 et 1878 par le maître-verrier lyonnais Jean-Baptiste Barrelon, illustrent des scènes bibliques et des figures saintes, enrichissant l’iconographie de la cathédrale.
La cathédrale abrite un grand orgue romantique construit en 1841 par Joseph et Claude-Ignace Callinet, classé partiellement aux Monuments Historiques en 1973. Cet instrument, composé de 4 claviers et 2 065 tuyaux, a subi plusieurs modifications techniques au fil des siècles. En 2008, une étude estimait à 920 000 euros sa reconstruction complète. L’édifice a également accueilli des événements marquants, comme les obsèques du poète Lamartine en 1869, en présence de personnalités telles qu’Alexandre Dumas fils et Émile Augier.
L’architecture néoclassique de la cathédrale se caractérise par des colonnes, un fronton triangulaire et un plan basilical. À l’intérieur, des œuvres d’art notables incluent un tableau de David, Le Christ en croix, entouré d’évocations du martyre de saint Vincent, ainsi que des médaillons représentant les évangélistes. Les fonts baptismaux, en marbre vert sombre, datent de la période Empire. Enfin, l’une des tours abrite un carillon de neuf cloches, faisant de Saint-Vincent la deuxième église du diocèse d’Autun la mieux dotée en cloches.