Frise chronologique
827
Fondation primitive
Fondation primitive
827 (≈ 827)
Donation mentionnée dans le cartulaire de Brioude.
XIIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur
XIIe siècle (≈ 1250)
Partie romane la plus ancienne conservée.
XIVe-XVe siècles
Peintures du cul-de-four
Peintures du cul-de-four
XIVe-XVe siècles (≈ 1550)
Christ pantocrator et Tétramorphe ajoutés.
XVe siècle
Portail gothique
Portail gothique
XVe siècle (≈ 1550)
Entrée principale de style tardif.
1700-1800
Clocher-mur
Clocher-mur
1700-1800 (≈ 1750)
Ajout post-médiéval (date imprécise).
21 décembre 1984
Classement MH
Classement MH
21 décembre 1984 (≈ 1984)
Inscription à l’inventaire des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Bousselargues (y compris la peinture murale du cul de four de l'abside) (cad. I 416) : inscription par arrêté du 21 décembre 1984
Personnages clés
| Ductrannus - Donateur (827) |
Offrit des terres pour le sanctuaire primitif. |
| Gisaltrudis - Donatrice (827) |
Épouse de Ductrannus, co-donatrice du site. |
Origine et histoire
L’église Saint-Sébastien de Bousselargues, dédiée aussi à saint Laurent, est un monument catholique situé sur la commune de Blesle, en Haute-Loire. Son origine remonte à une donation de 827, mentionnée dans le cartulaire de Brioude, où Ductrannus et son épouse Gisaltrudis offrent des terres au chapitre de Saint-Julien de Brioude, incluant un sanctuaire dans la villa de Bocinaricus. Ce site primitif précède l’édifice actuel, dont le chœur du XIIe siècle occupe probablement l’emplacement d’origine.
La structure actuelle conserve des éléments romanesque, comme le cul-de-four orné d’un Christ pantocrator et du Tétramorphe, peints entre les XIVe et XVe siècles. Le portail d’entrée, de style gothique tardif, date du XVe siècle, tandis que le clocher-mur a été ajouté bien plus tard, entre le XVIIIe et le XIXe siècle. L’église, classée Monument Historique en 1984, se distingue par son plan simple (nef unique et abside en cul-de-four) et ses encadrements de baies en basalte.
À l’intérieur, la décoration murale du cul-de-four est un témoignage rare de l’art roman en Auvergne. Le tétramorphe, symbole des quatre évangélistes, y figure parmi les peintures les mieux conservées. Bien que certaines parties puissent dater d’avant le XIIe siècle, l’édifice a globalement préservé ses dispositions médiévales, à l’exception des ajouts postérieurs comme le clocher. Propriété communale, l’église illustre l’évolution architecturale et spirituelle d’un sanctuaire rural sur près d’un millénaire.