Frise chronologique
vers 900
Fondation initiale
Fondation initiale
vers 900 (≈ 900)
Érection probable de l'église primitive.
1531
Échange avec Saint-Pons
Échange avec Saint-Pons
1531 (≈ 1531)
Moines échangent prieuré Sainte-Réparate contre l'église.
1543
Destruction du couvent des Carmes
Destruction du couvent des Carmes
1543 (≈ 1543)
Siège entraînant leur réinstallation ici.
1677
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
1677 (≈ 1677)
Début reconstruction par les Carmes.
1934
Introduction de sainte Rita
Introduction de sainte Rita
1934 (≈ 1934)
Chapelle dédiée, statue installée.
3 février 1942
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
3 février 1942 (≈ 1942)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle : classement par arrêté du 3 février 1942
Personnages clés
| Domenichino - Peintre |
Auteur du tableau *Transfiguration* détruit en 1834. |
| K.A. Chevelkine - Peintre russe |
Auteur de *L'Annonciation* (1829), tableau actuel. |
| J.B. Ansaldi - Sculpteur génois |
Auteur de *Notre-Dame-du-Mont-Carmel* (1760-1771). |
| Père Andrea Bianco - Recteur en 1934 |
Introduisit le culte de sainte Rita. |
| Philippe de Blonay - Chevalier de Jérusalem |
Gouverneur de Nice, enterré dans l'église (1777). |
| Jean-André Guiberto et Marc-Antoine Grigho - Architectes |
Inspirèrent la structure et décoration. |
Origine et histoire
L'église de l'Annonciation, située au 1 rue de la Poissonnerie dans le Vieux-Nice, est l'une des plus anciennes églises de la ville, érigée vers l'an 900. Dédiée initialement à l'apôtre Jacques le Majeur, elle fut la deuxième paroisse en importance à Nice. En 1531, les moines de l'abbaye Saint-Pons échangèrent le prieuré Sainte-Réparate contre cette église, qui devint ensuite le lieu d'implantation des Carmes après la destruction de leur couvent en 1543. Les Carmes entreprirent sa reconstruction à partir de 1610, avec une première pierre posée en 1677 et des travaux s'étalant jusqu'au XVIIIe siècle.
L'église, de style baroque, fut classée monument historique en 1942. Elle connut plusieurs transformations, notamment après un incendie en 1834 qui détruisit un tableau majeur de Domenichino, remplacé par L'Annonciation de K.A. Chevelkine, offrant son nom actuel à l'édifice. En 1934, le culte de sainte Rita y fut introduit, faisant de l'église un lieu de dévotion populaire sous ce vocable. Les restaurations successives, comme celles de 1983-1985, ont préservé son décor somptueux, mêlant fresques, retables et marbres.
L'intérieur, restructuré au XVIIe siècle, présente une nef rectangulaire et un chœur en hémicycle, orné de six chapelles latérales. Parmi elles, la chapelle Sainte-Rita, anciennement dédiée à la Sainte-Croix, abrite une statue vénérée depuis 1934. La chapelle Saint-Érasme, dédiée aux marins, et celle de Saint-Pierre, liée aux pêcheurs, reflètent les liens de l'église avec les corporations niçoises. Le clocher, ajouté en 1740-1741, domine un ensemble architectural marqué par l'influence rococo et baroque.
La façade, bien que partiellement remodelée, conserve des éléments originaux comme le porche en marbre blanc et les portes en noyer sculpté (1845). Le linteau porte une inscription latine rappelant la présence des Carmes. Le décor intérieur, d'une richesse exceptionnelle, inclut des fresques du XIXe siècle, des retables et des statues, comme celle de Notre-Dame-du-Mont-Carmel en marbre blanc (1760-1771) par J.B. Ansaldi.
L'église, initialement paroissiale, perdit ce statut après la Révolution mais resta un lieu de culte actif. Elle fut confié aux Pères Oblats de la Vierge Marie en 1844, qui restaurèrent l'édifice et y ajoutèrent des éléments comme les portes sculptées. Aujourd'hui, elle allie patrimoine artistique, histoire religieuse et dévotion populaire, notamment grâce à sainte Rita, dont le culte attire de nombreux fidèles.