Frise chronologique
1142
Incendie destructeur
Incendie destructeur
1142 (≈ 1142)
Première destruction partielle de l’église par le feu.
1599
Cadran solaire gravé
Cadran solaire gravé
1599 (≈ 1599)
Œuvre de Charles Formont encore visible.
XVIe siècle
Poutre de gloire classée
Poutre de gloire classée
XVIe siècle (≈ 1650)
Christ en croix et poutre décorée ajoutés.
1752-1758
Travaux de Jean Le Vœu
Travaux de Jean Le Vœu
1752-1758 (≈ 1755)
Aménagements intérieurs financés par le curé.
1918
Classement monument historique
Classement monument historique
1918 (≈ 1918)
Protection officielle de l’édifice et de ses éléments.
1926-1935
Démontage et reconstruction
Démontage et reconstruction
1926-1935 (≈ 1931)
Déplacement pierre par pierre sur 300 mètres.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 15 janvier 1918
Personnages clés
| Jean Le Vœu - Curé d’Ambrières (à partir de 1752) |
Finança lambris, autel et objets liturgiques. |
| Charles Formont - Artisan graveur |
Auteur du cadran solaire (1599). |
| Hiérome (Jérome) d'Ambrières - Guerrier lorrain |
Armoiries retirées à la Révolution. |
| Monseigneur Tissier - Évêque |
Posa la première pierre en 1928. |
Origine et histoire
L’église de l’Assomption d’Ambrières, construite au XIIe siècle dans un style roman, est dédiée à l’Assomption de Marie. Située dans le village d’Ambrières (Marne), elle fut partiellement détruite par un incendie en 1142, perdant son clocher et ses collatéraux au fil des siècles. La nef, plafonnée de bois, conserve des chapiteaux romans d’origine, tandis que l’abside voûtée arbore des arceaux réunis par une clef sculptée. Malgré l’absence de clocher, l’église abrite deux cloches datant de 1504, ainsi qu’une poutre de gloire du XVIe siècle classée aux monuments historiques.
Au XVIIIe siècle, Jean Le Vœu, curé d’Ambrières à partir de 1752, financa des aménagements intérieurs : lambris, autel, chandeliers et une croix processionale en cuivre. À l’extérieur, un cadran solaire gravé en 1599 par Charles Formont, portant l’inscription Notre Dame d’Ambrières, subsiste encore. Pendant la Révolution, le retrait des armoiries de Hiérome d’Ambrières (décédé en 1616), ancien guerrier au service des rois de France, évita probablement sa destruction. Un cadre de pierre sur le mur nord en est le dernier vestige.
Au début du XXe siècle, l’érosion de la falaise menaça l’édifice, entraînant son démontage pierre par pierre entre 1926 et 1935. Transportée par un petit chemin de fer, l’église fut reconstruite à l’identique à 300 mètres de son emplacement initial. Classée monument historique depuis 1918, elle témoigne aujourd’hui de cette opération pionnière de sauvegarde du patrimoine.
Les éléments protégés incluent la structure elle-même, ainsi que des objets liturgiques comme la poutre de gloire et les cloches. L’église, propriété de la commune, reste un symbole de la résilience du patrimoine religieux champenois, marqué par des siècles d’histoire et de transformations.