Frise chronologique
1842
Projet initial
Projet initial
1842 (≈ 1842)
Conception par Alphonse Delacroix
1844–1854
Construction
Construction
1844–1854 (≈ 1849)
Édification de l’église actuelle
6 janvier 1975
Protection du mobilier
Protection du mobilier
6 janvier 1975 (≈ 1975)
Classement de deux éléments
2006
Inscription MH
Inscription MH
2006 (≈ 2006)
Première reconnaissance patrimoniale
28 janvier 2009
Classement MH
Classement MH
28 janvier 2009 (≈ 2009)
Protection totale de l’édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. E 177) : classement par arrêté du 28 janvier 2009
Personnages clés
| Alphonse Delacroix - Architecte départemental |
Concepteur de l’église en 1843 |
Origine et histoire
L’église de l'Assomption d'Anteuil, située dans le département du Doubs en Bourgogne-Franche-Comté, a été conçue en 1843 par l’architecte Alphonse Delacroix, alors architecte départemental. Sa construction, menée entre 1844 et 1854, s’inscrit dans le courant du gothique troubadour, un style néo-gothique réinterprétant les formes locales du XVIIe siècle. Elle remplace un édifice antérieur et se distingue par son plan en église-halle, son clocher porche orné de sculptures, et une abside à sept pans.
L’intérieur, structuré en trois nefs de cinq travées, est voûté de croisées d’ogives aux nervures continues, typiques du néo-gothique régional. Le mobilier, partiellement protégé depuis 1975, inclut des chandeliers du XVIIIe–XIXe siècle et un Christ en croix du XVIIe siècle. L’église, initialement inscrite en 2006, a été classée monument historique le 28 janvier 2009 pour son architecture et son décor emblématiques.
Rattachée à la paroisse de Clerval (diocèse de Besançon), elle illustre l’influence des modèles franc-comtois du XVIIIe siècle, réactualisés par Delacroix. Son clocher, marqué par des niches à dais et une horloge, domine la place de l’Église à Anteuil. La statue de Notre-Dame de l’Assomption en fonte, située au-dessus du portail, souligne sa vocation mariale.
La protection du monument couvre l’intégralité de l’édifice (cadastre E 177), reconnaissant sa valeur patrimoniale et son ancrage dans le paysage religieux local. Les sources, dont Monumentum et Wikipédia, soulignent son rôle dans l’histoire architecturale du Doubs, entre tradition régionale et innovations néo-gothiques.