Frise chronologique
1168
Première mention paroissiale
Première mention paroissiale
1168 (≈ 1168)
Paroisse desservie documentée.
début XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
début XIIe siècle (≈ 1204)
Nef, collatéraux et clocher roman édifiés.
fin XVe - début XVIe siècle
Transformations gothiques
Transformations gothiques
fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Voûtement sud et porte ogivale ajoutés.
1891
Restauration de la voûte
Restauration de la voûte
1891 (≈ 1891)
Intervention de l’architecte Richault.
fin XVIIIe siècle
Disparition du cimetière
Disparition du cimetière
fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Cimetière paroissial détruit.
17 février 1950
Classement Monument historique
Classement Monument historique
17 février 1950 (≈ 1950)
Inscription à l’inventaire officiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 17 février 1950
Personnages clés
| F. Richault - Architecte restaurateur |
Reconstruit la voûte en 1891. |
Origine et histoire
L’église de l’Assomption de Boinville-le-Gaillard, située dans les Yvelines, trouve ses origines au début du XIIe siècle, période à laquelle furent construits le collatéral nord, la nef et le clocher, reconnaissables à leurs chapiteaux et modillons. Un premier édifice religieux, détruit lors des invasions normandes, occupait auparavant ce site. Ce lieu de culte, marqué par une architecture romane, témoigne des premières formes d’organisation paroissiale dans la région, avec une mention attestée dès 1168 comme paroisse desservie.
Au XVe siècle, l’église subit des transformations majeures liées à la guerre de Cent Ans : la nef est prolongée, et une porte d’entrée ogivale est ajoutée. Le collatéral sud, voûté à cette époque, reflète l’évolution des techniques architecturales vers le gothique, avec des baies géminées en arc brisé et un clocher percé d’abat-sons. En 1891, l’architecte F. Richault reconstruit la voûte de la nef, modernisant partiellement la structure tout en préservant son caractère historique. L’église, inscrite à l’inventaire des Monuments historiques en 1950, conserve aussi la trace d’un ancien cimetière paroissial, détruit à la fin du XVIIIe siècle.
L’édifice se distingue par sa nef à trois vaisseaux, couverte de voûtes d’ogives, et son abside semi-circulaire, caractéristiques des églises romanes remaniées. Le clocher en bâtière, typique du sud des Yvelines, et les bas-côtés couverts d’un toit perpendiculaire au vaisseau central illustrent l’adaptation des formes architecturales locales. Le vocable actuel, dédié à l’Assomption, est confirmé par les archives diocésaines, ancrant l’église dans la tradition catholique régionale depuis le Moyen Âge.