Frise chronologique
1123
Première mention
Première mention
1123 (≈ 1123)
Bulle pontificale *Sancta Maria de Claelis*.
XVe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher
XVe siècle (≈ 1550)
Inscrit aux Monuments Historiques en 1977.
1711
Incendie du bourg
Incendie du bourg
1711 (≈ 1711)
Église épargnée par les flammes.
1794
Fin du culte révolutionnaire
Fin du culte révolutionnaire
1794 (≈ 1794)
Fermeture temporaire sous la Terreur.
26 mai 1977
Inscription partielle
Inscription partielle
26 mai 1977 (≈ 1977)
Protection du clocher et carillon.
2024
Rénovation du clocher
Rénovation du clocher
2024 (≈ 2024)
Première tranche de travaux terminée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le clocher (cad. AB 146) : inscription par arrêté du 26 mai 1977
Personnages clés
| Lieutenant duc de Lesdiguières - Chef militaire protestant |
Épargna Clelles pendant les guerres. |
| Seigneurs de Clelles - Noblesse locale |
Probablement réformés, protégeaient le bourg. |
Origine et histoire
L'église de l'Assomption de Clelles, mentionnée dès 1123 sous le nom Sancta Maria de Claelis, dépendait alors du chapitre de la cathédrale de Die. L’édifice actuel, largement remanié, date probablement des XVIIe ou XVIIIe siècles, bien que son clocher, inscrit aux Monuments Historiques, remonte au XVe siècle. Une méridienne, redécouverte récemment, ornait autrefois sa façade sud. L’église fut épargnée lors des guerres de Religion grâce à l’influence des seigneurs locaux, probablement protestants, puis survécut à l’incendie de 1711 qui ravagea le bourg. Elle ne subit aucune dégradation pendant la Révolution et continua d’accueillir le culte jusqu’en 1794.
Le clocher, abritant l’un des trois seuls carillons de l’Isère, a fait l’objet d’une inscription partielle en 1977. En 2024, des travaux de rénovation ont été lancés pour sécuriser cette structure emblématique, avec une cagnotte visant à récolter 30 000 € sur un budget total de 150 000 €. La première phase de restauration s’est achevée fin 2024, préservant ainsi ce patrimoine local.
Architecturalement, l’église se distingue par son clocher du XVe siècle et son carillon, éléments rares dans la région. Son histoire reflète les bouleversements religieux et politiques de la région, tout en témoignant de la résilience de la communauté locale. L’édifice reste un symbole du patrimoine du Trièves, région naturelle du sud de l’Isère.