Crédit photo : Benoît Prieur (1975–) Autres noms Nom de naissance - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1393
Permission de construire une chapelle
Permission de construire une chapelle
1393 (≈ 1393)
Premier édifice religieux autorisé à Conliège.
Début XVIe siècle
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
Début XVIe siècle (≈ 1604)
Clocher latéral intégré ultérieurement.
1624-1633
Reconstruction de l’église actuelle
Reconstruction de l’église actuelle
1624-1633 (≈ 1629)
Cinq travées et abside à pans érigées.
1745
Installation de la grille en fer forgé
Installation de la grille en fer forgé
1745 (≈ 1745)
Délimite l’avant-chœur des familiers.
2009
Classement monument historique
Classement monument historique
2009 (≈ 2009)
Inscription par arrêté du 3 août.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église paroissiale en totalité (cad. AL 267) : inscription par arrêté du 3 août 2009
Personnages clés
| Saint Fortuné (Fortunat de Fano) - Évêque de Fano (VIe siècle) |
Reliquaire controversé conservé dans l’église. |
| A. Rousset - Critique d’art ou historien |
A commenté les pilastres ioniques *mal proportionnés*. |
Origine et histoire
L’église de l’Assomption de Conliège, initialement collégiale sous le vocable de la Nativité-de-la-Vierge, fut reconstruite entre 1624 et 1633 en conservant un clocher latéral et une chapelle du XVe siècle. Son architecture mêle des éléments Renaissance, comme le fronton coupé de la façade, et des innovations lumineuses avec des œils-de-bœuf circulaires. À l’intérieur, les voûtes sur croisées d’ogives reposent sur des pilastres ioniques et doriques, tandis qu’un reliquaire abriterait les restes de saint Fortuné, évêque de Fano (VIe siècle), bien que cette attribution soit discutée.
Un premier édifice religieux aurait été érigé dès 1393, autorisé par une permission officielle, avant que la multiplication des fondations pieuses n’entraîne la création d’une familiarité de prêtres. Le clocher, reconstruit au début du XVIe siècle, fut intégré à la nouvelle église du XVIIe siècle. Celle-ci se compose de cinq travées à bas-côtés et d’une abside à pans, éclairée par des oculi évoquant une influence ultramontine. Une grille en fer forgé de 1745 délimite encore l’avant-chœur, autrefois réservé aux familiers.
Classée monument historique en 2009, l’église conserve des traces de son passé collégial et de ses transformations architecturales. Les critiques d’A. Rousset soulignent des incohérences stylistiques, comme des pilastres ioniques jugés mal proportionnés, tandis que le reliquaire de saint Fortuné ajoute une dimension spirituelle et historique controversée. L’édifice, propriété de la commune, témoigne des évolutions religieuses et artistiques de la Franche-Comté entre Moyen Âge et époque moderne.