Frise chronologique
1720
Érection de la croix monumentale
Érection de la croix monumentale
1720 (≈ 1720)
Par la confrérie du Saint-Sacrement
2e moitié du XVIIe siècle
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église
2e moitié du XVIIe siècle (≈ 1750)
Après destruction par la foudre
1813
Restauration du retable
Restauration du retable
1813 (≈ 1813)
Par le sculpteur Perracio
1864
Reconstruction de la flèche
Reconstruction de la flèche
1864 (≈ 1864)
Exhaussement de trois mètres
17 juillet 1990
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
17 juillet 1990 (≈ 1990)
Église et croix protégées
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise et croix monumentale (cad. E 356, 355) : inscription par arrêté du 17 juillet 1990
Personnages clés
| Dominique Blanc - Sculpteur en plâtre |
Auteur des médaillons de stuc |
| Claude-François-Antoine de Morillon - Sculpteur en plâtre |
Collaborateur aux décors |
| Perracio - Sculpteur |
Restaure le retable en 1813 |
| Frères Gilardi - Artisans |
Refont le maître-autel en 1850 |
| Claude Marchal - Forgeron |
Réalise la croix métallique (1720) |
| Information non disponible - Aucun personnage identifié |
Sources insuffisantes pour attribution. |
Origine et histoire
L’église de l’Assomption de Fontcouverte-la-Toussuire a été reconstruite dans la seconde moitié du XVIIe siècle, après la destruction partielle de l’édifice précédent causée par la foudre. Ce nouvel édifice intègre des éléments architecturaux remarquables, comme la voûte à pendentifs de l’avant-chœur, ornée de médaillons de stuc réalisés par les sculpteurs Dominique Blanc et Claude-François-Antoine de Morillon. Ces décors, typiques de l’art baroque savoyard, témoignent d’un savoir-faire local raffiné.
La flèche du clocher, abattue pendant la Révolution française, fut reconstruite en 1864 après un exhaussement de trois mètres. Le XIXe siècle marqua une phase majeure de rénovation intérieure : le retable (restauré en 1813 par le sculpteur Perracio), la chaire (1823), la table de communion (1837), et le maître-autel (refait en 1850 par les frères Gilardi) furent ajoutés ou remaniés. Les peintures murales et la tribune (1827) complètent cet ensemble, reflétant l’évolution des goûts liturgiques.
À proximité de l’église se dresse une croix monumentale en tuf, érigée en 1720 par la confrérie du Saint-Sacrement. Ce petit monument, initialement placé au centre du cimetière, fut déplacé près de la chapelle de la Salette. Son pilier pyramidal, surmonté d’une sphère et d’une croix métallique exécutée par Claude Marchal, illustre les pratiques dévotionnelles locales. L’ensemble (église et croix) est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1990, soulignant sa valeur patrimoniale.
L’édifice, propriété de la commune, incarne les transformations architecturales et artistiques de la Savoie entre le XVIIe et le XIXe siècle, mêlant héritage baroque, restaurations post-révolutionnaires et adaptations aux besoins cultuels modernes. Sa localisation en Auvergne-Rhône-Alpes, dans un village alpin, renforce son ancrage dans l’histoire religieuse et sociale de la région.