Frise chronologique
1287
Incendie de l'église primitive
Incendie de l'église primitive
1287 (≈ 1287)
Destruction partielle précédant la reconstruction
1320-1347
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique
1320-1347 (≈ 1334)
Période de construction et consécration
1718
Transformation de la nef
Transformation de la nef
1718 (≈ 1718)
Ajout d'arcades et plafond par Elgass
1725
Surélévation du clocher
Surélévation du clocher
1725 (≈ 1725)
Partie octogonale et flèche ajoutées
1819
Construction chapelle latérale
Construction chapelle latérale
1819 (≈ 1819)
Dédiée aux Quatorze Saints Auxiliaires
1985
Classement monument historique
Classement monument historique
1985 (≈ 1985)
Inscription à l'inventaire des MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, à l'exception de la sacristie Sud (cad. 10 48) : inscription par arrêté du 15 novembre 1985
Personnages clés
| Joseph Elgass - Architecte |
Auteur des transformations de 1718 |
| Alois Mertian - Curé de Bergheim |
Commanditaire de la chapelle de 1819 |
Origine et histoire
L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de Bergheim, classée monument historique depuis 1985, est un édifice gothique dont la construction débuta vers 1320 après un incendie en 1287. Consacrée en 1347, elle conserve des éléments médiévaux comme son clocher-porche voûté d'ogives, son tympan sculpté représentant l'Adoration des Mages, et des peintures murales du XVe siècle découvertes en 1957. Son architecture combine une nef à trois vaisseaux, un chœur à abside trilobée, et des chapiteaux ornés de feuillages ou de têtes de rois mages.
La nef et les collatéraux furent profondément remaniés en 1718 par l'architecte Joseph Elgass, avec l'ajout d'arcades en plein cintre et d'un plafond à gorge. Le clocher, initialement médiéval, fut surélevé en 1725 par une partie octogonale et une flèche, comme en témoignent les dates et armoiries gravées. Une chapelle latérale dédiée aux Quatorze Saints Auxiliaires fut ajoutée en 1819. L'édifice illustre ainsi l'évolution architecturale alsacienne, du gothique flamboyant aux transformations baroques.
Les marques de tâcheron visibles sur les arcs et les fenêtres, ainsi que les clés de voûte sculptées (main bénissante, rosace, feuillages), révèlent le savoir-faire des artisans médiévaux. Le site, surélevé par rapport à la Grand'Rue, domine le village et conserve des vestiges de décoration peinte extérieure. La sacristie nord, voûtée d'ogives avec une clé représentant une main bénissante, date de la reconstruction du XIVe siècle, tandis que la sacristie sud est plus récente.
L'église abrite également des éléments mobiliers remarquables, comme une niche axiale dans l'abside portant deux marques de tâcheron, et des statues d'évangélistes (aujourd'hui disparues) autrefois placées sur le clocher. Les vitraux et baies en arc brisé, moulurés de trilobes et quadrilobes, éclairent un intérieur où se mêlent structures gothiques et aménagements du XVIIIe siècle. Ce monument témoigne de l'histoire religieuse et artisanale de Bergheim, village viticole alsacien.
La protection de 1985 concerne l'ensemble de l'édifice, à l'exception de la sacristie sud. Propriété communale, l'église reste un lieu de culte actif et un patrimoine ouvert à la visite, illustrant près de sept siècles d'histoire architecturale et spirituelle en Alsace.