Église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de Bergheim
Place de l'Église
68750 Bergheim
Crédit photo : Philippe sosson from BELGIQUE - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
…
1700
1800
1900
2000
1287
Incendie destructeur
Incendie destructeur 1287 (≈ 1287)
Un incendie ravage l'église, nécessitant une reconstruction.
1320
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique 1320 (≈ 1320)
Début de la reconstruction de l'église dans le style gothique.
1347
Consécration des autels
Consécration des autels 1347 (≈ 1347)
Consécration des autels, marquant l'achèvement de l'édifice gothique.
1718
Rénovation intérieure
Rénovation intérieure 1718 (≈ 1718)
Rénovation majeure de la nef avec ajout d'arcades et de colonnes toscanes.
1724-1725
Transformation du clocher
Transformation du clocher 1724-1725 (≈ 1725)
Ajout d'une partie octogonale et d'une flèche au clocher.
1819
Construction chapelle latérale
Construction chapelle latérale 1819 (≈ 1819)
Édification d'une chapelle latérale dédiée aux Quatorze Saints Auxiliaires.
1957
Découverte de peintures
Découverte de peintures 1957 (≈ 1957)
Découverte de peintures murales du XVe siècle dans le porche et les collatéraux.
1985
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1985 (≈ 1985)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, à l'exception de la sacristie Sud (cad. 10 48) : inscription par arrêté du 15 novembre 1985
Personnages clés
Joseph Elgass
Maître d'œuvre responsable des travaux de rénovation de la nef en 1718.
Alois Mertian
Curé ayant fait élever une chapelle latérale vers 1819.
Origine et histoire de l'Église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie
L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie se situe place de l'Église à Bergheim, dans le Haut-Rhin ; l'édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1985. Après un incendie en 1287, l'église fut reconstruite à partir de 1320 et la consécration d'autels en 1347 marque vraisemblablement l'achèvement de l'édifice gothique ; le clocher, les murs extérieurs de la nef, le chœur et la sacristie nord transformée en chapelle datent de cette période. Le clocher-porche occidental conserve un couronnement du XVIIIe siècle, mais le tympan de la porte principale abrite un remarquable relief gothique représentant l'Adoration des Mages. L'intérieur de la nef a été profondément remanié en 1718 : de grandes arcades en plein cintre, retombant sur des colonnes toscanes, remplacent les ouvertures antérieures et portent un plafond à gorge ; la date de 1718 est gravée sur trois colonnes des arcades et le maître d'œuvre fut Joseph Elgass, de Rosheim. Les bas-côtés ont conservé leurs murs extérieurs percés de fenêtres en arc brisé, tandis que la nef et les collatéraux, dont les murs restent percés de baies en arc brisé, furent couverts par un plafond soutenu par des colonnes toscanes. Le clocher fut transformé en 1724-1725 avec l'ajout d'une partie octogonale et d'une flèche ; une inscription gravée sur le linteau de la porte de la coursière porte la date 1725 et le texte « Gott zu ehr durch Schulth-zce E. Rath und ganz loebliche Gemeine bauet worten », accompagnée des armoiries de Bergheim. Les fenêtres de ce niveau présentent aux clés la date 1725 et des initiales réparties ainsi : Z. G. S./F. I. S. M. au sud, Z. G. H. G. à l'ouest, Z. G. A. S. I. M. au nord. Quatre statues d'évangélistes furent placées entre les grands frontons portant les cadrans d'horloge ; d'autres statues situées au deuxième niveau ont disparu, il ne subsiste que leurs dais. Vers 1819, le curé Alois Mertian fit élever, contre le mur sud et entre le collatéral et la sacristie, une chapelle latérale dédiée aux Quatorze Saints Auxiliaires. En 1957, des peintures murales du XVe siècle ont été découvertes sur les murs du porche d'entrée et des collatéraux ; la voûte en croisée d'ogives et les murs du porche conservent des peintures murales. Le chœur est voûté, éclairé par des baies en arc brisé et se termine par une abside à cinq pans ; il est flanqué de deux sacristies. À l'extérieur subsistent des vestiges de décoration sculptée et peinte, et l'on observe des marques de tâcheron sur les arcs du rez-de-chaussée de la tour, sur la porte et sur les fenêtres nord.