Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Nef unique et chœur à chevet plat
Fin XIVe–XVe siècle
Sculptures du portail sud
Sculptures du portail sud
Fin XIVe–XVe siècle (≈ 1595)
Chapiteaux-frises et voussures ornées
XVIIe siècle
Ajout du clocher
Ajout du clocher
XVIIe siècle (≈ 1750)
Clocher extérieur sur le porche ouest
22 mai 1974
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
22 mai 1974 (≈ 1974)
Protection officielle de l’édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. E 789) : inscription par arrêté du 22 mai 1974
Personnages clés
| Abbesse de la Règle - Propriétaire ecclésiastique |
Détentrice de la cure de l’église |
Origine et histoire
L’église de l’Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge, située à Bussière-Boffy (Haute-Vienne), est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIIe siècle. Elle se distingue par son plan simple : une nef unique prolongée par un chœur à chevet plat, le tout voûté en berceau légèrement brisé. À l’ouest, un porche supporte un clocher extérieur ajouté au XVIIe siècle, marquant une évolution architecturale tardive. L’ensemble est entouré au nord par des bâtiments médiévaux, dont un presbytère et des maisons anciennes, témoignant de l’ancrage historique du site.
Le portail sud, orné de chapiteaux-frises sculptés entre la fin du XIVe et le XVe siècle, constitue un élément remarquable. Ces sculptures représentent des scènes variées : personnages en surcot, lutteurs, femmes décolletées, ou encore un homme dont la poitrine est dévorée par un chien. Cinq voussures brisées, encadrées par une archivolte, structurent ce portail, surmonté d’une niche trilobée et de culots figurant des personnages. Un ange tenant un écusson bûché couronne l’ensemble, ajoutant une dimension symbolique à l’édifice.
L’église est inscrite aux monuments historiques depuis le 22 mai 1974, reconnaissant sa valeur patrimoniale. La cure dépendait historiquement de l’abbesse de la Règle, soulignant son lien avec les institutions religieuses locales. Aujourd’hui, l’édifice appartient à la commune et conserve des traces de son passé médiéval, malgré des transformations ultérieures comme le clocher du XVIIe siècle.
Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) mentionnent également des éléments protégés, tels que le cadastre E 789, et une localisation approximative près de Val d’Issoire. La précision cartographique est estimée médiocre (note 5/10), mais les descriptions architecturales et historiques restent détaillées, offrant un aperçu complet de ce monument limousin.
Le contexte régional place Bussière-Boffy dans une zone rurale de l’ancien Limousin, où les églises paroissiales jouaient un rôle central dans la vie communautaire. Ces édifices servaient non seulement de lieux de culte, mais aussi de repères sociaux et culturels, souvent liés à des abbayes ou seigneuries locales, comme en témoigne la dépendance de cette cure à l’abbesse de la Règle.
Enfin, les sculptures du portail, par leur diversité et leur style, reflètent les influences artistiques de la fin du Moyen Âge en Limousin, mêlant motifs religieux et scènes profanes. Leur état de conservation et leur iconographie offrent un témoignage précieux sur les pratiques artistiques et les croyances de l’époque.