Frise chronologique
1088
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1088 (≈ 1088)
Geoffroy du Chalard crée la communauté.
1096
Début de la construction
Début de la construction
1096 (≈ 1096)
Lancement des travaux du monastère.
1100
Consécration de l'église
Consécration de l'église
1100 (≈ 1100)
Inauguration officielle du bâtiment.
1150
Bulle papale
Bulle papale
1150 (≈ 1150)
Confirmation de l'autonomie du prieuré.
XVe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle
XVe siècle (≈ 1550)
Ruinée par les Anglais.
8 juillet 1910
Classement MH
Classement MH
8 juillet 1910 (≈ 1910)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 150) : classement par arrêté du 8 juillet 1910
Personnages clés
| Geoffroy du Chalard - Fondateur du prieuré |
Créa la communauté en 1088. |
Origine et histoire
L'église de l'Assomption de la Très-Sainte-Vierge, située au Chalard en Haute-Vienne, trouve son origine dans la fondation du prieuré Notre-Dame en 1088 par Geoffroy du Chalard. Ce dernier, après une vie érémitique, établit une communauté de chanoines augustins. La construction du monastère débuta en 1096, et l'église fut consacrée en 1100. Une bulle papale confirma l'autonomie du monastère en 1150, consolidant son importance religieuse et architecturale.
Au XIIe siècle, l'église fut partiellement détruite lors de l'occupation anglaise, qui fortifia le site. Il n'en subsiste aujourd'hui que le chœur et le transept, témoins de son architecture romane. Des aménagements furent réalisés aux XVe et XVIIIe siècles, mais le déclin de la communauté se poursuivit jusqu'à la Révolution, où les bâtiments furent vendus. L'édifice fut classé monument historique en 1910.
L'église abrite un mobilier remarquable, dont un buffet à reliques du XVe siècle, et conserve un cimetière monastique unique en son genre, avec 70 pierres tombales, dont 56 en bâtière, sans équivalent régional. Ces éléments soulignent son importance patrimoniale et historique.
Architecturalement, la croisée est voûtée en coupole sur pendentifs, tandis que le transept présente un berceau et le chœur un cul-de-four. Les vestiges des fortifications anglaises, comme les consoles à têtes humaines, rappellent son passé tumultueux. Ces détails, combinés à son classement, en font un site majeur du patrimoine limousin.