10150 Charmont-sous-Barbuise, 65-73 Rue des Sources
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
…
1600
1700
1800
1900
2000
1196
Rattachement à l'abbaye Saint-Loup
Rattachement à l'abbaye Saint-Loup 1196 (≈ 1196)
La paroisse devient dépendante de l'abbaye troyenne.
XVIe siècle
Remaniments architecturaux
Remaniments architecturaux XVIe siècle (≈ 1650)
Voûtement du chœur, nef conservée non voûtée.
21 décembre 1782
Indépendance paroissiale
Indépendance paroissiale 21 décembre 1782 (≈ 1782)
Arrêt du Parlement séparant Fontaine-Luyères de Luyères.
11 février 1972
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 11 février 1972 (≈ 1972)
Inscription à l'inventaire des MH par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Fontaine-Luyères (cad. C 39) : inscription par arrêté du 11 février 1972
Personnages clés
Saint Albin - Saint patron
Dédicataire initial de la paroisse médiévale.
Abbaye Saint-Loup - Institution religieuse
Propriétaire ecclésiastique depuis 1196.
Origine et histoire de l'Église de l'Assomption-de-la-Vierge
L'église de l'Assomption-de-la-Vierge de Fontaine-Luyères, située à Charmont-sous-Barbuise dans l'Aube, trouve ses origines au XIIe siècle. Initialement construite dans un style roman, elle subit d'importants remaniements au XVIe siècle, période durant laquelle le chœur et les travées furent voûtés, tandis que la nef conserva sa structure d'origine. Ce monument illustre ainsi l'évolution architecturale entre Moyen Âge et Renaissance, typique des édifices religieux ruraux de Champagne.
La paroisse, autrefois succursale de Luyères sur le territoire de Fontaine-Luyères, était dédiée à saint Albin et rattachée au Grand doyenné de Troyes. Dès 1196, elle dépendait de l'abbaye Saint-Loup, lien ecclésiastique rompu seulement en 1782 par un arrêt du Parlement. Cette dépendance monastique explique certaines caractéristiques de l'édifice, reflétant l'influence des ordres religieux sur l'architecture locale.
L'église fut officiellement reconnue pour sa valeur patrimoniale en 1972, date à laquelle elle fut inscrite à l'inventaire des monuments historiques. Ce classement protège notamment ses éléments structuraux contrastés – voûtes gothiques et nef romane – ainsi que son histoire liée à l'organisation ecclésiastique médiévale de la région. Aujourd'hui propriété communale, elle témoigne encore du rôle central des églises dans l'organisation sociale et spirituelle des villages champenois.