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Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
…
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification de la nef et du chevet de style roman.
XIIe siècle
Renforcement des murs
Renforcement des murs XIIe siècle (≈ 1250)
Ajout d'arcatures en plein cintre et voûtement de la nef.
1907
Classement du porche
Classement du porche 1907 (≈ 1907)
Le porche roman est classé monument historique.
1958-1961
Restauration de l'église
Restauration de l'église 1958-1961 (≈ 1960)
Travaux de restauration majeurs menés sur l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porche : classement par arrêté du 19 août 1907 ; Eglise, sauf partie classée (cad. E 104) : inscription par arrêté du 16 avril 1959
Origine et histoire de l'Église de l'Annonciation de la Vierge
L'église de l'Assomption-de-la-Vierge, de style roman, se situe à Toulouges dans les Pyrénées-Orientales (région Occitanie). L'édifice, dont le porche roman est richement sculpté, s'ouvre par un portail en marbre blanc rapporté à une époque récente contre la façade sud. Le porche est classé au titre des monuments historiques depuis le 19 août 1907 ; le reste de l'église est inscrit depuis le 16 avril 1959 et des travaux de restauration ont été menés entre 1958 et 1961. La nef primitive, plus large que l'actuelle, était couverte d'une charpente apparente ; ses murs en moellons étaient enduits à la chaux et peints d'un décor linéaire en ocre rouge. Plus tard, vraisemblablement au XIIe siècle, les murs goutterots furent renforcés par des arcatures en plein cintre en pierres de taille plaquées contre le parement intérieur, et l'ensemble reçut une voûte en berceau légèrement brisé. Les chapelles latérales ont été aménagées ultérieurement en perçant l'ancien goutterot au droit des arcades. Le chevet comporte une crypte en hémicycle qui forme le soubassement de l'abside ; un banc en maçonnerie s'appuie contre sa partie circulaire. La crypte, voûtée d'une demi-coupole, a vu son sommet arasé pour abaisser le sol du sanctuaire qui la surmonte, rendant la crypte aujourd'hui inaccessible. Le jointement à trait unique, gravé au fer, employé pour dresser un parement à l'emplacement de la voûte détruite correspond aux techniques roussillonnaises des XIe–XIIe siècles, tandis que les maçonneries plus anciennes du chevet sont jointoyées à deux traits parallèles. On peut donc supposer que l'abandon de la crypte est contemporain du voûtement de la nef, ce qui permet de dater l'édifice de la seconde moitié du XIe siècle. La nef unique s'ouvre à l'est sur une abside semi-circulaire légèrement outrepassée ; des arcs latéraux jouent le rôle d'arcs de décharge et animent les murs nord et sud. À partir du XVIIIe siècle, des extensions ont permis l'ouverture de chapelles latérales et la création d'une sacristie ; le chœur conserve un maître-autel et un tabernacle du XVIIIe siècle.