Frise chronologique
1038
Première mention de Valloire
Première mention de Valloire
1038 (≈ 1038)
Archives évoquant le village, sans preuve sur l'église.
1609
Premier projet d'agrandissement
Premier projet d'agrandissement
1609 (≈ 1609)
Ordonné par Mgr Milliet, évêque de Maurienne.
1623-1640
Élaboration du projet
Élaboration du projet
1623-1640 (≈ 1632)
Participation collective des paroissiens pour la reconstruction.
1623–1640
Projet de reconstruction
Projet de reconstruction
1623–1640 (≈ 1632)
Élaboration du plan pour une église baroque.
1660
Début des travaux
Début des travaux
1660 (≈ 1660)
Reconstruction dirigée par le Père Dupré.
1673
Réalisation du retable majeur
Réalisation du retable majeur
1673 (≈ 1673)
Œuvre de François Rymellin en noyer.
22 juillet 1682
Consécration de l'église
Consécration de l'église
22 juillet 1682 (≈ 1682)
Par l’évêque Hercule Berzet.
20 septembre 1945
Classement monument historique
Classement monument historique
20 septembre 1945 (≈ 1945)
Protection officielle de l'édifice.
2000 et 2006
Restauration de la façade
Restauration de la façade
2000 et 2006 (≈ 2006)
Travaux sur autels et tableaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. D 189) : classement par arrêté du 20 septembre 1945
Personnages clés
| Mgr Milliet - Évêque de Saint-Jean-de-Maurienne (1609) |
Ordonne l’agrandissement initial. |
| Charles Bobba - Évêque successeur (1622) |
Poursuit le projet de reconstruction. |
| Révérend Père Dupré - Directeur des travaux (1639–1682) |
Supervise la construction baroque. |
| Hercule Berzet (Berzetti) - Évêque consacrant (1682) |
Consacre l’église et laisse ses armes. |
| François Rymellin - Sculpteur du retable (1673) |
Auteur du retable en noyer. |
| Louis Gavy et Dominique Crotex - Stucateurs (1678) |
Réalisent les gypseries intérieures. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de l’Assomption de Valloire, située dans le département de la Savoie, trouve ses origines dans une reconstruction majeure au XVIIe siècle. Dès 1609, l’évêque de Saint-Jean-de-Maurienne, Mgr Milliet, puis son successeur Charles Bobba (1622), constatent que l’ancienne église, dédiée selon la tradition à saint Pierre, est devenue trop exiguë. Entre 1623 et 1640, un projet de reconstruction est élaboré, avec une participation collective des paroissiens : ces derniers apportent chacun une pierre lors des messes, formant des chaînes humaines pour les transporter. Les travaux, dirigés par le Révérend Père Dupré (1639-1682), débutent en 1660 dans un style baroque, avant d’être achevés sous la supervision du Révérend Bertrand Martin à partir de 1679. L’édifice est finalement consacré le 22 juillet 1682 par l’évêque Hercule Berzet.
Le retable majeur, réalisé en 1673 par l’artiste François Rymellin, originaire de Durbach (Bade), constitue un élément remarquable de l’église. Sculpté en noyer, il intègre six colonnes torses et deux statues en bois polychrome représentant saint Pierre et sainte Thècle, cette dernière associée à une légende locale du Ve-VIe siècle. Le retable est restauré en 1852. Les gypseries et stucs, exécutés en 1678 par Louis Gavy et Dominique Crotex sous la direction de Rymellin, ornent également l’intérieur. L’église, de plan en croix latine avec une nef unique et huit autels latéraux, utilise une pierre grise régionale. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques le 20 septembre 1945.
Au début des années 2000, une campagne de restauration concerne la façade, les autels et les tableaux, préservant ainsi ce patrimoine baroque savoyard. L’église reste un témoignage architectural et artistique de la Maurienne, marqué par l’engagement communautaire et l’influence des artisans locaux comme les Rymellin. Les armes de Mgr Berzet, peintes sur le plafond, rappellent son rôle dans la consécration de l’édifice. Aujourd’hui, le bâtiment appartient à la commune de Valloire et continue de symboliser l’héritage religieux et culturel de la région.