Frise chronologique
1429
Début de la construction
Début de la construction
1429 (≈ 1429)
Lancement des travaux de l’église.
vers 1515
Réalisation des tableaux suisses
Réalisation des tableaux suisses
vers 1515 (≈ 1515)
Peintures de l’école suisse classées.
1522
Consécration de l’église
Consécration de l’église
1522 (≈ 1522)
Achèvement et bénédiction de l’édifice.
1550
Ajout du toit en pavillon
Ajout du toit en pavillon
1550 (≈ 1550)
Remplacement de la flèche initiale.
1828 et 1837
Campagnes de restauration
Campagnes de restauration
1828 et 1837 (≈ 1837)
Travaux attestés par les inscriptions.
20 novembre 1939
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
20 novembre 1939 (≈ 1939)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 20 novembre 1939
Personnages clés
| François Choye - Sculpteur |
Auteur du retable de 1702. |
| J. Ligier - Artisan |
Créateur de la chaire de 1704. |
| Isabelle de Neuchâtel - Seigneuresse médiévale |
Lignée détentrice de Vuillafans. |
Origine et histoire
L’église de l'Assomption de Vuillafans, située dans le département du Doubs, est un édifice religieux dont la construction débute en 1429. Les travaux s’étendent sur près d’un siècle, jusqu’à sa consécration en 1522. Son architecture combine une nef centrale voûtée en ogive, encadrée de deux bas-côtés, et un clocher-porche surmonté d’un toit à pavillon ajouté en 1550. Ces éléments reflètent les styles gothique tardif et Renaissance naissante, caractéristiques de la transition entre les deux époques.
L’église est marquée par deux campagnes de restauration majeures, attestées par les dates 1828 (porte d’entrée) et 1837 (chevet). Ces interventions visaient à préserver un édifice déjà ancien, témoignant de son importance pour la communauté locale. Son inscription au titre des monuments historiques en 1939 consacre sa valeur patrimoniale, liée à son histoire médiévale et à son mobilier exceptionnel.
Le mobilier de l’église révèle une forte influence suisse ou rhénane, expliquée par la position de Vuillafans sur la route du sel reliant Salins aux pays helvétiques et rhénans. Plusieurs pièces sont protégées à titre d’objets monuments historiques, comme le retable de 1702 (sculpté par François Choye), la chaire de 1704 (œuvre de J. Ligier), ou encore des tableaux de l’école suisse datant d’environ 1515. Ces éléments illustrent les échanges culturels et artistiques entre la Franche-Comté et les régions voisines.
L’église dépend aujourd’hui de la paroisse de la Haute-Vallée de la Loue, rattachée au diocèse de Besançon. Son histoire est aussi liée à la famille de Neuchâtel, notamment via Isabelle de Neuchâtel, qui détenait le village au Moyen Âge. Ce passé seigneurial et les activités commerciales locales (comme le commerce du sel) ont façonné son identité patrimoniale.
Architecturalement, l’édifice se distingue par ses voûtes en ogive, ses baies ajourées, et son clocher-porche, typiques des églises rurales de la région. La combinaison de styles gothique et Renaissance, ainsi que la richesse de son mobilier, en font un témoignage remarquable de l’art sacré en Franche-Comté entre le XVe et le XVIe siècle.