Église de l'Espinoux à Plavilla dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Église de l'Espinoux

  • 15 Espinoux
  • 11270 Plavilla
Église de lEspinoux
Église de lEspinoux
Crédit photo : Ovnidunet - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction romane
1318
Changement de diocèse
1697
Dédicace connue
1731
Restauration abside
1948
Inscription historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise de l'Espinoux (restes) : inscription par arrêté du 14 avril 1948

Origine et histoire de l'Église de l'Espinoux

Restes de l'église Saint-Julien et Sainte-Basilisse de l'Espinoux, hameau de l'Espinoux à Plavilla (Aude). Cette petite église romane, aujourd'hui partiellement en ruines, était une annexe de Ribouisse et n'a jamais constitué une paroisse indépendante ; elle dépendait du diocèse de Toulouse avant d'appartenir à celui de Mirepoix à partir de 1318. Elle était desservie par le curé de Plavilla et, en 1697, portait la dédicace à saint Julien et sainte Basilisse ; les hameaux de Berdoulet et Gibert y étaient rattachés. Aliénée à la Révolution, l'édifice a perdu sa couverture, des portions faibles des murs et deux colonnes intérieures ; lors de sa fermeture, la cloche a été transférée à l'église de Plavilla. L'église à nef unique présente une abside circulaire au plan outrepassé ; le secteur oriental de l'abside, restauré en 1731, contraste nettement avec la maçonnerie primitive. Le mur occidental subsiste jusqu'au pignon et porte un petit clocheton-arcade à une baie. La porte, située au sud de la seconde travée de la nef, est en plein cintre et composée de multiples rouleaux, et plusieurs chapiteaux sculptés sont encore visibles, ornés notamment d'une tête de bœuf et de motifs de feuillage. L'ensemble de la surface intérieure était autrefois décoré de peintures murales ; il subsiste aujourd'hui des fragments et plusieurs enduits superposés d'époques différentes. Les peintures du mur de fond et au-dessus de la porte sud, attribuables au XVIIe ou au XVIIIe siècle, présentent des teintes plates et des encadrements rectilignes sans figuration. Au pilier nord du chœur, une fresque bicolore (ocre jaune et brun-noir) représente un personnage barbu ; plus à l'est, la couche la plus ancienne est mise à nu et n'offre que des teintes d'ocre rouge et de blanc où apparaissent les jambes d'un personnage vêtu d'un costume blanc très court, un bras et, à droite, un animal à quatre pattes. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1948.

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