Frise chronologique
1110
Première mention écrite
Première mention écrite
1110 (≈ 1110)
Cartulaire de l’abbaye de Gellone (*Mansus de Quintanello*)
1138
Consécration de l’église
Consécration de l’église
1138 (≈ 1138)
Dépendance de l’abbaye d’Aniane
1146
Mention dans un cartulaire
Mention dans un cartulaire
1146 (≈ 1146)
Abbaye d’Aniane (*Ecclesia S. Crucis*)
1154
Bulle papale d’Adrien IV
Bulle papale d’Adrien IV
1154 (≈ 1154)
Confirmation de l’existence de l’église
XVIe siècle
Modifications défensives
Modifications défensives
XVIe siècle (≈ 1650)
Guerres de Religion : voûte surélevée, échauguettes
30 mars 1978
Inscription monument historique
Inscription monument historique
30 mars 1978 (≈ 1978)
Protection officielle de l’édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 57) : inscription par arrêté du 30 mars 1978
Personnages clés
| Adrien IV - Pape (1154–1159) |
Mentionne l’église dans une bulle |
Origine et histoire
L’église de l'Exaltation-de-la-Sainte-Croix, située à Sainte-Croix-de-Quintillargues dans l’Hérault, est un édifice roman construit aux XIe et XIIe siècles, puis modifié au XVIe siècle. Elle dépendait initialement de l’abbaye d’Aniane et fut consacrée en 1138. Mentionnée dès 1110 sous le nom de Mansus de Quintanello dans le cartulaire de Gellone, elle apparaît ensuite dans les archives de l’évêché de Maguelone et dans une bulle papale d’Adrien IV en 1154. Son histoire est marquée par des transformations liées aux guerres de Religion, notamment la surélévation de sa voûte et l’ajout d’éléments défensifs comme des échauguettes.
L’architecture de l’église reflète son évolution : édifiée en pierre de taille avec des traces d’opus monspeliensis (technique locale de maçonnerie), elle présente une nef unique voûtée en berceau brisé et un chevet en hémicycle. La façade ouest est surmontée d’un clocheton, tandis que les façades nord et sud conservent les traces de portes romanes murées. À l’intérieur, des arcs de décharge et des piliers engagés, ajoutés au XIIe siècle, stabilisent la structure après le remplacement de la charpente par une voûte. Les modifications du XVIe siècle, comme le chemin de ronde et les tours de défense, témoignent de son adaptation à un contexte troublé.
Classée monument historique depuis le 30 mars 1978, l’église illustre le patrimoine roman languedocien, mêlant fonctions religieuse et défensive. Son plan sobre, typique des petites églises rurales de la région, et ses aménagements ultérieurs en font un témoin des bouleversements architecturaux et historiques de l’Occitanie médiévale et moderne. Les sources mentionnent également son lien avec le prieuré voisin, suggéré par la porte nord murée, aujourd’hui disparue.
Les dégâts subis pendant les guerres de Religion (XVIe siècle) ont entraîné une reconstruction partielle de la voûte et l’ajout d’éléments défensifs, comme les échauguettes aux angles sud-est et nord-ouest. Ces aménagements, combinés à la maçonnerie en moellons de la partie haute, révèlent une volonté de protéger l’édifice dans un contexte d’insécurité. Malgré ces transformations, l’église conserve des caractéristiques romanes originales, comme la fenêtre absidiale à double ébrasement, dépourvue de décoration.
Le site est aujourd’hui propriété de la commune de Sainte-Croix-de-Quintillargues. Bien que son ouverture au public ne soit pas précisée dans les sources, son inscription aux monuments historiques et sa localisation dans un village occitan en font un lieu patrimonial notable. Les références disponibles (Wikipedia, Monumentum, base Mérimée) soulignent son importance dans l’histoire religieuse et architecturale de l’Hérault.