Frise chronologique
fin XIIe - XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XIIe - XIIIe siècle (≈ 1395)
Nef romane et chœur gothique édifiés.
XVe siècle
Remaniement du mur nord
Remaniement du mur nord
XVe siècle (≈ 1550)
Percement d'une porte et fenêtre.
1700s
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1700s (≈ 1700)
Flèche en pierre et niveaux inférieurs.
XVIe - XVIIe siècle
Modification des baies
Modification des baies
XVIe - XVIIe siècle (≈ 1750)
Agrandissement des fenêtres du chœur.
années 1840
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie
années 1840 (≈ 1840)
Intégration tombe curé Gillette (1841).
13 avril 1933
Classement du portail nord
Classement du portail nord
13 avril 1933 (≈ 1933)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Petit portail nord : inscription par arrêté du 13 avril 1933
Personnages clés
| Arcisse de Caumont - Historien et archéologue |
Auteur d'une critique sévère (1857). |
| Curé Gillette - Desservant de la paroisse |
Tombe intégrée dans la sacristie (1841). |
Origine et histoire
L'église de l'Exaltation-de-la-Sainte-Croix de Sainte-Croix-sur-Mer, située dans le Calvados en Normandie, trouve ses origines à la fin du XIIe siècle, avec une construction s'étalant principalement au XIIIe siècle. La nef, de style roman, contraste avec le chœur gothique, tandis que le portail date du XIIIe siècle. L'édifice, initialement placé sous le patronage de l'abbaye de Sainte-Barbe-en-Auge, a subi des modifications majeures : réfection des fenêtres au XVIe siècle, reconstruction partielle du clocher au XVIIIe, et ajout d'une sacristie dans les années 1840. Le petit portail nord, seul élément protégé, a été inscrit aux monuments historiques en 1933.
L'architecture de l'église reflète des influences variées, avec des éléments mobiliers notables comme un bénitier du XVIe siècle, une Vierge à l'Enfant du XVIIe, et deux chemins de croix des XXe et XXIe siècles. Arcisse de Caumont, dans son Statistique monumentale du Calvados (1857), critique sévèrement l'édifice, le jugeant « sans intérêt ». Malgré cela, l'église conserve des traces de son histoire, comme la tombe du curé Gillette (mort en 1841) intégrée dans le mur de la sacristie, ou les chapiteaux des grandes arcades de la nef, retournés après la Seconde Guerre mondiale.
Les transformations successives — destruction du bas-côté sud, remaniement du mur gouttereau nord au XVe siècle, agrandissement des baies du chœur aux XVIe-XVIIe siècles — témoignent d'une adaptation continue aux besoins liturgiques et communautaires. Le clocher, partiellement reconstruit au XVIIIe siècle, et la flèche en pierre de taille illustrent cette évolution. L'église, propriété de la commune, reste un lieu de culte actif, marqué par son patrimoine mobilier et ses verrières, bien que son intérêt architectural ait été minimisé par les historiens locaux.