Frise chronologique
1247
Première mention textuelle
Première mention textuelle
1247 (≈ 1247)
Première apparition dans les archives écrites.
1870
Effondrement partiel
Effondrement partiel
1870 (≈ 1870)
Voûte et mur méridional s’écroulent, ruine l’édifice.
20 octobre 1960
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
20 octobre 1960 (≈ 1960)
Protection des vestiges par l’État français.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale (vestiges de l'ancienne) (cad. A 323) : classement par arrêté du 20 octobre 1960
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun nom. |
Origine et histoire
L’église de l’Invention-de-Saint-Étienne de Castries, située dans l’actuel département de l’Hérault, est un édifice religieux dont les origines remontent aux XIIe et XIVe siècles. Elle est mentionnée pour la première fois dans les textes en 1247, époque à laquelle elle servait de siège à un prieuré. Cet édifice était également lié à la fonction d’archidiacre de la cathédrale de Montpellier, soulignant son importance dans l’organisation ecclésiastique locale. La nef romane, divisée en trois travées, était voûtée en berceau et soutenue par des doubleaux reposant sur des colonnes. À l’est, un doubleau marquait probablement l’arc triomphal, tandis que le sanctuaire, de plan polygonal, était orné de colonnettes aux angles et de chapiteaux sculptés représentant des rinceaux et un Christ en majesté.
En 1870, l’église fut gravement endommagée par l’effondrement de sa voûte et de son mur méridional, réduisant l’édifice à un simple pan de mur, aujourd’hui intégré comme fond des halles de Castries. Malgré sa ruine partielle, les vestiges de l’église, notamment ses éléments architecturaux romans, témoignent de son passé médiéval et de son rôle dans la vie religieuse et communautaire de la région. Classée Monument Historique en 1960, cette ancienne église paroissiale reste un vestige emblématique du patrimoine local, bien que son état actuel ne permette plus d’apprécier pleinement sa structure d’origine.
Les chapiteaux sculptés, encore visibles parmi les ruines, offrent un aperçu de l’art roman méridional, caractérisé par des motifs végétaux (rinceaux) et des représentations religieuses, comme le Christ en majesté. Ces éléments décoratifs, combinés à la structure architecturale d’origine, suggèrent une église d’une certaine importance, probablement fréquentée par les fidèles et les dignitaires religieux de l’époque. L’union du prieuré à l’archidiaconé de Montpellier renforce cette hypothèse, indiquant une intégration dans un réseau ecclésiastique plus large, typique des dynamiques religieuses et politiques du Languedoc médiéval.