Frise chronologique
fin XIIe - début XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XIIe - début XIIIe siècle (≈ 1325)
Nef et chœur en hémicycle
milieu XVIe siècle
Ajout des chapelles latérales
Ajout des chapelles latérales
milieu XVIe siècle (≈ 1650)
Faux transept et tour escalier
1715-1750
Décoration en marbres italiens
Décoration en marbres italiens
1715-1750 (≈ 1733)
Chœur et chapelles ornés
XVIIe siècle
Construction de la façade
Construction de la façade
XVIIe siècle (≈ 1750)
Pignon à trois baies
1753
Peintures décoratives par Castel
Peintures décoratives par Castel
1753 (≈ 1753)
Encadrées dans les marbres
5 octobre 1925
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
5 octobre 1925 (≈ 1925)
Protection de l'édifice
juillet 2013
Restauration des marbres
Restauration des marbres
juillet 2013 (≈ 2013)
Atelier Parrot de Vénès
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 5 octobre 1925
Personnages clés
| Antoine Testas de Folmont - Prieur et mécène |
Acheta les marbres italiens |
| Castel - Peintre décorateur |
Réalisa peintures en 1753 |
| Neveu d'Antoine Testas de Folmont - Exécuteur testamentaire |
Acheva la décoration intérieure |
Origine et histoire
L'église de la Chaire-de-Saint-Pierre de Cambayrac, située dans le Lot en Occitanie, trouve ses origines à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. À l'origine, elle se composait d'une nef et d'un chœur en hémicycle, avec des chapiteaux romans ornés de motifs végétaux. Ce premier édifice reflétait l'architecture religieuse typique de l'époque médiévale dans le Quercy, région marquée par une intense activité de construction d'églises et de prieurés.
Au milieu du XVIe siècle, l'église subit des transformations majeures : deux chapelles latérales formant un faux transept et une tour escalier polygonale sont ajoutées. Les voûtes romanes de la nef et du chœur sont remplacées par des voûtes gothiques, marquant une évolution stylistique. Ces modifications s'inscrivent dans un contexte de rénovation et d'embellissement des églises rurales, souvent financées par des seigneurs locaux ou des ecclésiastiques influents.
La façade occidentale, construite au XVIIe siècle, est surmontée d'un pignon percé de trois baies en plein cintre, modifié au XVIIIe siècle pour s'adapter aux goûts de l'époque. Entre 1715 et 1750, le prieur Antoine Testas de Folmont, de retour d'un voyage à Rome, orne le chœur et les chapelles de marbres précieux (blancs de Carrare, roses et verts de Prato) et de peintures décoratives. Ces marbres, transportés par bateau depuis l'Italie, illustrent l'influence du baroque romain dans une église rurale française.
Le décor intérieur, partiellement inachevé en raison de la perte d'un chargement de marbres, inclut des colonnes corinthiennes, des cartouches en plâtre et des peintures réalisées en 1753 par le peintre Castel. En 1749, Antoine Testas de Folmont lègue des fonds pour achever les travaux, confiés à son neveu. La chapelle funéraire, ajoutée au XIXe siècle, complète l'ensemble, tandis que les marbres sont restaurés en 2013.
L'édifice, inscrit aux monuments historiques en 1925, témoigne de près de neuf siècles d'histoire, mêlant influences romanes, gothiques et baroques. Son mobilier et ses sculptures, classés en 1975, soulignent son importance patrimoniale dans le Lot. La combinaison d'éléments architecturaux variés et de décors somptueux en fait un exemple rare d'église rurale enrichie par des apports artistiques italiens.