Frise chronologique
1588
Fondation de la confrérie
Fondation de la confrérie
1588 (≈ 1588)
Création de la confrérie de l’Immaculée-Conception.
1609
Achèvement de la chapelle
Achèvement de la chapelle
1609 (≈ 1609)
Fin de la construction initiale.
1636-1666
Église paroissiale temporaire
Église paroissiale temporaire
1636-1666 (≈ 1651)
Remplace Saint-Jean-Baptiste en reconstruction.
1704
Ajout du portail baroque
Ajout du portail baroque
1704 (≈ 1704)
Modification de la façade.
1794-1796
Parlement anglo-corse
Parlement anglo-corse
1794-1796 (≈ 1795)
Siège politique sous George III.
1858-1859
Pose des marbres
Pose des marbres
1858-1859 (≈ 1859)
Marbres de Carrare sur la façade.
2000
Classement monument historique
Classement monument historique
2000 (≈ 2000)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, avec son parvis et sa sacristie (cad. AN 228) : classement par arrêté du 3 février 2000
Personnages clés
| Pascal Paoli - Figure politique corse |
Lieu utilisé durant son époque. |
| George III - Roi d’Angleterre |
Trône installé en 1795. |
| Filippo da Passano - Gouverneur génois |
Introduisit les textiles muraux (1589). |
| Gaetano Macchi - Orfèvre siennois |
Auteur du chandelier (1856-1857). |
| Bernardo Francesci Sieni - Peintre florentin |
Dirigea la restauration (1855). |
Origine et histoire
L’oratoire de l’Immaculée-Conception, fondé en 1588 par une confrérie, fut achevé en 1609 comme chapelle baroque. Entre 1636 et 1666, il servit d’église paroissiale temporaire pendant la reconstruction de Saint-Jean-Baptiste. Son portail baroque (1704) et ses marbres de Carrare (1858-1859) reflètent des campagnes d’embellissement successives.
Au XVIIIe siècle, l’édifice devint un lieu politique : salle de délibérations sous Pascal Paoli, puis parlement du royaume anglo-corse (1794-1796), où un trône symbolisait le roi George III. Il servit aussi d’hôpital militaire. Son intérieur, orné de damas de soie, stucs dorés (1618-1619) et peintures de voûte (XVIIe et XIXe siècles), illustre l’influence génoise et l’opulence des confréries bastiaises.
Le mobilier comprend des stalles en noyer (fin XVIIIe), un retable de 1624 en marbre polychrome, et un chandelier d’argent (1856-1857) signé Gaetano Macchi. Parmi les œuvres majeures figurent un Portement de croix anonyme du XVIe siècle, inspiré de Raphaël, et une copie de l’Assomption de Murillo. Classé monument historique en 2000, l’oratoire allie patrimoine religieux, art baroque et mémoire politique corse.
La façade, remodelée, contraste avec le parvis en mosaïque de galets, tradition génoise. Les lustres de 1864, commandés à Gênes, et les velours muraux du XVIe siècle témoignent des échanges méditerranéens. L’édifice, propriété communale, incarne l’identité bastiaise entre dévotion mariale, pouvoir laïc et héritage artistique italien.