Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice conçu comme une forteresse-église.
XVe siècle
Réaménagement du chœur
Réaménagement du chœur
XVe siècle (≈ 1550)
Conséquence des guerres de Religion.
1704
Ajout du clocher actuel
Ajout du clocher actuel
1704 (≈ 1704)
Quatre registres et fronton circulaire.
Début XVIIIe siècle
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
Début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Style baroque ajouté à la structure.
5 novembre 1970
Inscription Monuments Historiques
Inscription Monuments Historiques
5 novembre 1970 (≈ 1970)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AR 64) : inscription par arrêté du 5 novembre 1970
Personnages clés
| Seigneur de La Jalaye - Défenseur pendant la guerre de Cent Ans |
Perte de son bras droit dans l’église. |
Origine et histoire
L’église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste de Fanlac, située dans le village éponyme en Nouvelle-Aquitaine, fut initialement conçue comme une forteresse au XIIe siècle. Son aspect défensif, marqué par des meurtrières remplacées ultérieurement par des baies, reflète les tumultes des guerres de Cent Ans et de Religion. Ces conflits ont profondément marqué son histoire, nécessitant des réaménagements majeurs, notamment au niveau du chœur (XVe siècle) et du clocher (début XVIIIe siècle).
La nef de l’édifice se termine par un chevet plat, précédé de deux chapelles latérales sous fronton, ajoutées après les destructions médiévales. Un bas-relief encastré dans le mur nord immortalise un épisode de la guerre de Cent Ans : le seigneur de La Jalaye, défendant l’église contre les Anglais, y perdit son bras droit. Ce détail illustre le rôle stratégique du bâtiment durant les conflits, tout en soulignant son ancrage dans l’histoire locale.
Extérieurement, l’église a conservé son allure défensive d’origine, malgré l’ajout d’un clocher baroque en 1704. Ce dernier, haut de quatre registres et surmonté d’un fronton circulaire, contraste avec la porte classique ornée de triglyphes et métopes. L’escalier à vis, intégré dans un contrefort, témoigne de l’ingéniosité architecturale mêlant fonctionnalité militaire et esthétique religieuse. L’édifice, inscrit aux Monuments Historiques en 1970, reste un symbole de la résilience et des transformations subies par le patrimoine rural aquitain.
Propriété de la commune de Fanlac, l’église incarne aujourd’hui un héritage à la fois religieux et défensif. Son inscription au titre des Monuments Historiques en 1970 a permis de préserver ses caractéristiques uniques, comme les baies du XVIIe siècle ou le bas-relief commémoratif. Ces éléments en font un lieu de mémoire essentiel pour comprendre les dynamiques historiques de la Dordogne, entre conflits médiévales et adaptations architecturales ultérieures.