Première mention écrite 804 (≈ 804)
L'église est citée dans le cartulaire de Gellone.
1100-1125
Construction de l'abside
Construction de l'abside 1100-1125 (≈ 1113)
L'abside décorée d'arcatures est construite dans un style roman.
1150
Construction du portail
Construction du portail 1150 (≈ 1150)
Le portail d'entrée est érigé, complétant l'ensemble principal.
XVIIe ou XVIIIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures XVIIe ou XVIIIe siècle (≈ 1850)
Réfection de la voûte et ajout de chapelles latérales.
12 février 1951
Inscription monument historique
Inscription monument historique 12 février 1951 (≈ 1951)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (à l'exception des chapelles latérales) : inscription par arrêté du 12 février 1951
Personnages clés
Alexandre V
Pape ayant uni l'édifice à la mense épiscopale en 1410.
Origine et histoire de l'Église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste
L'église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste, de style roman, se situe à Saint-Jean-de-la-Blaquière dans le nord de l'Hérault (Occitanie). Le lieu et une église y sont mentionnés dès 804 dans le cartulaire de Gellone, avec d'autres attestations dans les cartulaires des IXe‑Xe‑XIe siècles sous des formes proches du nom actuel. En 1283 l'édifice figure dans un accord entre l'évêque de Lodève et l'abbé de Saint‑Guilhem, puis en 1410 le pape Alexandre V l'unit à la mense épiscopale. La partie la plus ancienne paraît cependant postérieure aux premières mentions documentaires : l'abside, décorée d'arcatures, relève d'un type qui ne peut être antérieur à 1100. L'abside est probablement datable des environs de 1100‑1125, tandis que le portail d'entrée peut remonter vers 1150 ; l'ensemble principal a été construit au cours du XIIe siècle. Des différences de style et d'appareil entre le chœur et le mur de fond témoignent de campagnes successives de construction, qui ont pu s'étaler sur plusieurs décennies. Parmi les remaniements plus récents ayant respecté l'abside, le chœur et leurs décors sculptés, on relève la réfection de la voûte de la nef avec disparition des arcs doubleaux, l'adjonction de deux chapelles latérales et la transformation d'un ancien portail latéral en fonts baptismaux. La réfection de la voûte et l'ajout des chapelles latérales sont intervenus aux XVIIe ou XVIIIe siècles. À l'exception des chapelles latérales, l'église est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 12 février 1951. Le chevet, remarquable et de style roman lombard, est bâti en pierre de taille et percé de baies cintrées à double ébrasement ; il est orné de lésènes et de bandes lombardes composées d'arcatures reposant sur des modillons géométriques, surmontées d'une double frise de dents d'engrenage dont les dents des deux rangées sont orientées en sens inverse. La travée de chœur, percée de nombreux trous de boulin, reprend le même décor de bandes lombardes et de frises. Sous une voûte en cul‑de‑four, l'abside intérieure comporte trois fenêtres finement travaillées, chacune encadrée de colonnettes aux chapiteaux sculptés soutenant un arc torique ; l'extrados des fenêtres latérales est orné d'une frise de dents d'engrenage en écho au décor extérieur.