Modifications tardives 1833–1881 (≈ 1857)
Porche, porte et sacristie aménagés.
1981
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1981 (≈ 1981)
Protection par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 138) : inscription par arrêté du 29 décembre 1981
Personnages clés
Moines bénédictins de l’abbaye de Sauve - Fondateurs du prieuré
Constructeurs de l’église romane primitive.
Évêque d’Uzès - Collateur du prieuré
Gestionnaire jusqu’à la Révolution.
Origine et histoire
L’église de la Dormition de Peyremale trouve ses origines au XIIe siècle, lorsque des moines bénédictins de l’abbaye de Sauve fondèrent un prieuré sur ce site. Ce prieuré, mentionné dès 1250 sous le nom de « castrum de Petramala », appartenait alors à la viguerie et au diocèse d’Uzès. L’église romane primitive, construite en moellons de schiste et couverte de lauzes, reflète les techniques locales, avec des encadrements de baies et des chaînages en grès clair. Son plan cruciforme, marqué par deux chapelles latérales formant un faux transept, s’inspire du modèle des églises de la région, comme celle de Bonnevaux, où les moines bâtisseurs jouaient avec les contrastes de pierres colorées pour créer des effets décoratifs.
Au XVe siècle, le prieuré devint Notre-Dame de Peyremale, placé sous la collation de l’évêque d’Uzès jusqu’à la Révolution. Les modifications majeures intervinrent en 1731, avec l’ajout d’une chapelle semi-ogivale au sud, d’une tribune et d’un clocher trapu, afin d’agrandir l’édifice. Ces transformations, visibles dans l’interruption de la corniche ouest et la surélévation de la toiture, témoignent d’une reconstruction partielle au XVIIe siècle. La nef, voûtée en berceau brisé, et l’abside en cul-de-four abritent des traces de peintures rougeâtres dans la chapelle nord, évoquant peut-être des signes du zodiaque.
Entre 1833 et 1881, l’église fut à nouveau modifiée avec l’adjonction d’un porche, d’une nouvelle porte, et l’agrandissement de la chapelle de la Vierge en sacristie. Classée Monument Historique en 1981, elle illustre l’évolution architecturale d’un édifice religieux cévenol, marqué par son histoire bénédictine et son adaptation aux besoins liturgiques et communautaires. Son matériau d’origine — schiste gréseux et lauzes — et son clocher aveugle en font un témoignage rare des traditions constructives locales.