Première attestation 782 (≈ 782)
Première mention historique de l'église.
1114
Changement de vocable
Changement de vocable 1114 (≈ 1114)
L'église prend le vocable de Sainte-Marie Majeure.
XIIe siècle
Chapiteaux du chevet
Chapiteaux du chevet XIIe siècle (≈ 1250)
Les chapiteaux du chevet semblent remonter à cette époque.
Fin du XIIIe siècle
Voûte d'ogives
Voûte d'ogives Fin du XIIIe siècle (≈ 1395)
La voûte d'ogives soutenant le clocher présente des caractères de cette période.
Milieu du XIVe siècle
Portail méridional
Portail méridional Milieu du XIVe siècle (≈ 1450)
Le portail méridional appartient à un type audois courant de cette époque.
XVIIe siècle
Réaménagement du chevet
Réaménagement du chevet XVIIe siècle (≈ 1750)
Le chevet fut séparé de la nef par un mur pour la pose d'un grand retable et les chapelles latérales furent réaménagées.
1789
Travaux de réparation
Travaux de réparation 1789 (≈ 1789)
D'importants travaux de réparation sont signalés cette année-là.
1982
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1982 (≈ 1982)
Des fouilles ont mis au jour des vestiges d'une construction paléochrétienne et la base d'un mur roman.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de la Major (ancienne) (cad. AD 291) : inscription par arrêté du 31 décembre 1946
Origine et histoire de l'Église de la Major
L'église est attestée dès 782 et prend le vocable de Sainte‑Marie Majeure en 1114; une mention plus tardive date de 1184, et les chapiteaux du chevet semblent remonter à cette époque. L'édifice gothique a été reconstruit sur le même emplacement que l'ancien sanctuaire. La voûte d'ogives soutenant le clocher présente des caractères de la fin du XIIIe siècle, tandis que le portail méridional appartient à un type audois courant du milieu du XIVe siècle. Selon des sources différentes, l'église a été siège du chapitre de Saint‑Étienne à des périodes indiquées comme 1355–1404 et 1387–1451. Elle fut également une rectorie unie à la mense capitulaire de Saint‑Just. Au XVIIe siècle, le chevet fut séparé de la nef par un mur pour la pose d'un grand retable et les chapelles latérales furent réaménagées et disposées autour du vaisseau. Les chapelles s'ouvrent sur la nef par une série d'arcs en anse de panier, résultat de ces transformations. D'importants travaux de réparation sont signalés en 1789; en 1793 l'église, le cimetière et diverses dépendances furent vendus par lots et l'édifice fut morcelé. En 1823, la confrérie des Pèlerins racheta la partie ouest correspondant aux premières travées de la nef et donna son nom au lieu. Au XXe siècle, les sœurs franciscaines missionnaires de Marie occupèrent le bâtiment et y établirent une maison d'éducation pour jeunes filles. L'église présente une nef unique, des chapelles latérales et un chevet polygonal. Sur la rue Auber, une entrée moderne s'ouvre entre deux piliers surmontés de chapiteaux romans; elle donne accès à un vestibule qui occupe la surface de l'ancien sanctuaire, morcelé verticalement par des planchers modernes, le premier étage ayant été transformé en chapelle. Dans le grenier praticable au‑dessus de la nef est visible l'ancienne couverture portée par des pannes sur arcs diaphragmes; ces pannes ne sont pas encastrées dans la maçonnerie des arcs mais reposent sur de forts corbeaux de bois moulurés. Le portail sud est protégé par un porche remanié dont les ogives primitives reposaient sur des culs‑de‑lampe sculptés. Des fouilles menées en 1982 ont mis au jour les vestiges d'une construction susceptible d'être un édifice cultuel paléochrétien ainsi que la base d'un mur roman.