Frise chronologique
1098
Première mention de l'église
Première mention de l'église
1098 (≈ 1098)
Citation dans un cartulaire abbatial.
1443
Fortification de l'église
Fortification de l'église
1443 (≈ 1443)
Autorisation royale pour surélever l'édifice.
XIXe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
XIXe siècle (≈ 1865)
Abaissement du sol, réfection du pignon.
22 août 1949
Inscription de la façade
Inscription de la façade
22 août 1949 (≈ 1949)
Classement aux monuments historiques.
1966
Effondrement du mur sud
Effondrement du mur sud
1966 (≈ 1966)
Reconstruction en moellons.
5 décembre 2000
Inscription de l'édifice entier
Inscription de l'édifice entier
5 décembre 2000 (≈ 2000)
Protection complète de l'église et annexes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade : inscription par arrêté du 22 août 1949 - Parties non protégées de l'église, ainsi que la sacristie et le bâtiment accolé (cad. B 1016) : inscription par arrêté du 5 décembre 2000
Personnages clés
| François Ribéreau (1725-1814) - Juge et seigneur de Boresse |
Parrain de la cloche en 1767. |
| Pierre Guimberteau - Curé de Boresse (1776-1791) |
Grava son nom sur l'encensoir. |
| Famille Audouin - Bienfaiteurs de l'église de Martron |
Sauvegarde de l'édifice en 1807. |
| Jacques Vigier - Seigneur du Châtelard |
Propriétaire du moulin de Boresse en 1615. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Boresse, mentionnée pour la première fois en 1098, est un édifice roman du XIIe siècle situé dans le bourg de Boresse, en Charente-Maritime. Elle fut fortifiée vers 1443 avec une autorisation royale, mais perdit sa surélévation lors des guerres de Religion. Au XIXe siècle, elle subit plusieurs aménagements, dont l'abaissement du sol environnant, la réfection du pignon de la façade, et la construction d'une voûte en brique pour le chœur. En 1966, une partie du mur sud de la nef s'effondra et fut reconstruite en moellons.
L'église présente un plan simple : une nef unique, une travée forte surmontée d'un clocher carré, et un chœur légèrement désaxé vers le nord. Sa façade fut inscrite aux monuments historiques en 1949, suivie par le reste de l'édifice, la sacristie et le bâtiment accolé en 2000. À l'intérieur, on trouve un encensoir et une navette du XVIIIe siècle, ainsi qu'une croix de procession en argent du XVe, tous classés comme mobiliers historiques. Ces objets témoignent de la richesse liturgique et artistique de l'édifice.
L'église est étroitement liée à l'histoire locale, notamment à travers la famille Ribéreau, seigneurs de Boresse, qui jouèrent un rôle important dans sa préservation. En 1767, François Ribéreau, juge local, fut le parrain de la cloche de l'église. Le curé Pierre Guimberteau, en poste de 1776 à 1791, laissa également des traces de son passage, notamment des symboles maçonniques gravés dans la sacristie. Ces éléments illustrent l'ancrage de l'église dans la vie communautaire et religieuse de Boresse-et-Martron.
La commune de Boresse-et-Martron, issue de la fusion des paroisses de Boresse et Martron entre 1795 et 1800, conserve un patrimoine religieux riche. L'église Notre-Dame de Boresse, avec ses remaniements et ses objets liturgiques, reflète les évolutions architecturales et sociales de la région, depuis le Moyen Âge jusqu'à l'époque contemporaine. Son inscription aux monuments historiques souligne son importance dans l'héritage culturel de la Nouvelle-Aquitaine.