Fondation du prieuré 1008 (≈ 1008)
Geoffroy Béranger donne la moitié sud de l’île aux moines de Saint-Gildas de Rhuys.
1033
Second prieuré établi
Second prieuré établi 1033 (≈ 1033)
Alain III fonde un second prieuré dépendant de l’abbaye Saint-Georges de Rennes.
Seconde moitié du XIIe siècle
Construction romane
Construction romane Seconde moitié du XIIe siècle (≈ 1275)
Éléments les plus anciens de l'église construits par les moines de Saint-Gildas.
1396-1412
Rénovation de la charpente
Rénovation de la charpente 1396-1412 (≈ 1404)
La charpente de la nef est refaite, comme en témoignent les inscriptions sur les sablières.
XVIe siècle
Refonte du chœur
Refonte du chœur XVIe siècle (≈ 1650)
Le chœur et le chevet sont refaits, avec des mentions des années 1533 et 1553.
XVIIe siècle
Agrandissement du transept
Agrandissement du transept XVIIe siècle (≈ 1750)
Le transept est doublé vers l'ouest et des baies sont percées au nord et au sud.
1844-1845
Agrandissement de la nef
Agrandissement de la nef 1844-1845 (≈ 1845)
La nef est allongée vers l'ouest, la façade déplacée et le porche ainsi que la chapelle des fonts baptismaux sont ajoutés.
1965
Restauration moderne
Restauration moderne 1965 (≈ 1965)
L'église est restaurée à partir de cette date.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 315) : classement par liste de 1862
Personnages clés
Geoffroy Béranger
Seigneur ayant donné la moitié sud de l’île aux moines de Saint-Gildas de Rhuys en 1008.
Alain III
Fondateur d'un second prieuré dépendant de l’abbaye Saint-Georges de Rennes en 1033.
Origine et histoire de l'Église de la Nativité de l'Île-d'Arz
L'église de la Nativité, ou Notre‑Dame, est une église catholique située sur l'île d'Arz, dans le Morbihan. En 1008, Geoffroy Béranger donna la moitié sud de l’île aux moines de Saint‑Gildas de Rhuys, qui y établirent le prieuré de Notre‑Dame ; en 1033, Alain III fonda un second prieuré dépendant de l’abbaye Saint‑Georges de Rennes sur la moitié nord, division qui engendra des conflits avec les habitants. Le siège de la paroisse était alors sur l'île Ilur, où se trouvait une église romane aujourd'hui remplacée par la chapelle Notre‑Dame‑de‑Lourdes du XIXe siècle. Construite à l'époque romane par les moines de Saint‑Gildas, l'église conserve des éléments les plus anciens datant de la seconde moitié du XIIe siècle. Le bâtiment a été remanié à plusieurs reprises, comme l'attestent des inscriptions sur les sablières portant les dates 1396, 1412 et 1533, et le chœur et le chevet ont été refaits au XVIe siècle (mentions de 1533 et 1553). Au XVIIe siècle, l'ancienne église paroissiale d'Ilur, ruinée, perdit son statut au profit du prieuré : le transept fut doublé vers l'ouest et des baies percées au nord et au sud, de sorte que l'église servait à la fois le prieuré et la paroisse sous la direction du prieur. La nef fut allongée vers l'ouest en 1844 ; la façade du XVe siècle fut déplacée et remontée, et le porche ainsi que la chapelle des fonts baptismaux datent de 1845. L'édifice figure sur la liste des monuments historiques de 1862 et a été restauré de nouveau à partir de 1965. Architecturally, l'église présente une nef unique, un transept saillant doublé à l'ouest et un chevet à cinq pans, l'ensemble couvert par une charpente. Le carré du transept, percé de grandes arcades à arc brisé, repose sur des colonnes romanes du XIIe siècle ; les arcs diaphragmes retombent sur des piles quadrangulaires munies de colonnes engagées portant des chapiteaux sculptés. Certains chapiteaux ont été remaniés ultérieurement ; les chapiteaux végétaux à crochet pourraient appartenir au XIIIe siècle. Les corbeilles ornées de motifs animaliers grotesques — lions, oiseaux, béliers —, bien que restaurées, sont caractéristiques des années 1150‑1170 et traduisent une influence poitevine. La tour, une partie de la nef, les transepts et la travée droite du chœur conservent des éléments du XIIe siècle, mais l'ensemble a connu d'importantes transformations postérieures ; la charpente de la nef a été refaite entre 1396 et 1412, selon une inscription.