Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification présumée selon les dîmes
XIVe siècle
Remaniement partiel
Remaniement partiel
XIVe siècle (≈ 1450)
Modifications architecturales non détaillées
XIXe siècle
Restauration
Restauration
XIXe siècle (≈ 1865)
Travaux mentionnés sans précision
1881
Classement MH
Classement MH
1881 (≈ 1881)
Arrêté du 4 novembre
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 4 novembre 1881
Origine et histoire
L'église de la Nativité-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de Lemoncourt, située dans le département de la Moselle en région Grand Est, trouve ses origines au XIIIe siècle selon les archives des dîmes. Ce modeste édifice paroissial, typique des campagnes lorraines, se distingue par son clocher roman massif aux archères, révélant une fonction défensive, et son portail gothique orné d’un tympan représentant le couronnement de la Vierge, thème emblématique de l’époque médiévale.
Remaniée aux XIVe et XIXe siècles, l’église conserve une nef unique voûtée d’ogives et un chevet plat percé de trois fenêtres. Ses chapiteaux sculptés, datant du XIIIe siècle, mêlent motifs végétaux (feuilles, palmettes) et figures humaines, tandis que les clefs de voûte s’ornent de fleurons. Ces détails artistiques, combinés à sa structure fortifiée, illustrent l’adaptation des églises rurales aux besoins spirituels et sécuritaires des communautés locales.
Classée monument historique par arrêté du 4 novembre 1881, l’église dépend aujourd’hui de la paroisse Saint-Benoît en Delmois, au sein du diocèse de Metz. Son architecture hybride — roman pour le clocher, gothique pour le portail et les voûtes — et son mobilier médiéval en font un témoignage précieux de l’art sacré en Lorraine, entre Metz et Nancy. La précision de sa localisation (6 Rue de l’Église, Lemoncourt) et son code Insee (57391) confirment son ancrage dans le territoire mosellan.
Propriété de la commune, l’édifice reste un lieu de culte actif tout en attirant les amateurs de patrimoine, comme en attestent ses références dans les bases Mérimée et Structurae. Son état de conservation, jugé « a priori satisfaisant » (note 7/10), et les photographies sous licence Creative Commons (crédit : Aimelaime) documentent son rôle durable dans le paysage religieux et architectural du Grand Est.