Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la nef et des portails en tiers-point ornés de chapiteaux à crochets.
XVIe siècle
Ajout du donjon-porche
Ajout du donjon-porche XVIe siècle (≈ 1650)
Construction d'un massif donjon-porche en pierre et renforcement des structures défensives.
XVIIIe siècle
Déclaration de la cure
Déclaration de la cure XVIIIe siècle (≈ 1850)
Déclaration du 29 octobre 1728 décrivant les revenus et les fondations de messes de la cure.
XIXe siècle
Construction des bas-côtés
Construction des bas-côtés XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout des bas-côtés en brique en 1866.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tours de défense : inscription par arrêté du 3 juin 1932 ; Façades, toitures et porterie (cad. B 487) : inscription par arrêté du 28 juin 1989
Origine et histoire de l'Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge
L'église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Dohis, située dans la commune de Dohis (Aisne, Hauts-de-France), est une église fortifiée au plan complexe, résultat de plusieurs campagnes de construction. La nef conserve quelques éléments médiévaux, notamment des portails en tiers-point ornés de chapiteaux à crochets. Entre le XIVe et le XVIe siècle, un massif donjon-porche en pierre a été accolé à l'édifice, tandis que transept et chœur, édifiés en brique, soutiennent d'imposantes structures défensives, dont une grosse tour cylindrique et une échauguette encorbellée. Les bas-côtés en brique datent de 1866. L'ensemble illustre l'évolution architecturale des églises thiérachiennes, où des édifices médiévaux ont été adaptés dès le XIVe siècle aux nécessités du refuge et de la défense, avec divers dispositifs fortifiés. Le donjon-porche se distingue par la hauteur sous voûte de son vestibule, les dimensions de sa salle-refuge et l'originalité de sa flèche octogonale. Le clocher, construit en briques et percé de meurtrières, présente une torsion volontaire qui crée un effet d'optique : selon le point de vue, la face gauche de la base de la flèche peut apparaître comme un parallélogramme, bien que les deux arêtes gauches ne soient pas toujours parallèles. L'église bénéficie d'une inscription partielle au titre des monuments historiques ; les tours de défense ont été inscrites par arrêté du 3 juin 1932, et les façades, toitures et la porterie par arrêté du 28 juin 1989. Le patronage de la cure appartenait au chapitre de Rozoy, qui percevait les deux tiers des dîmes, et à l'abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache pour le tiers restant. Selon une déclaration du 29 octobre 1728, la cure produisait annuellement 406 livres 15 sols et comptait cent quatre fondations de messes, dont plusieurs chantées avec vigiles. À l'intérieur, on note la nef, un autel en bois sculpté et doré, trois culs-de-lampe sculptés, le narthex et le porche d'entrée, ainsi qu'une plaque commémorative en hommage aux victimes de 1914-1918.