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Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Mézy-Moulins dans l'Aisne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Clocher en bâtière Eglise gothique

Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Mézy-Moulins

    1 Rue de l'Église02650 Mézy-Moulins
Propriété de la commune
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Mézy-Moulins
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Mézy-Moulins
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Mézy-Moulins
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Mézy-Moulins
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Mézy-Moulins
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Mézy-Moulins
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Mézy-Moulins
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Mézy-Moulins
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Mézy-Moulins
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Mézy-Moulins
Crédit photo : jpduburcq - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1600
1700
1800
1900
2000
1108-1126
Première mention de la cure
1155
Première mention de Mézy
1172
Effondrement du pont
1183
Confirmation des donations
1670
Effondrement du clocher
1685
Fin de la reconstruction
1862
Classement monument historique
1904-1933
Restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par liste de 1862

Personnages clés

Lisiard de Crépy - Évêque de Soissons (1108-1126) Première mention de la cure de Mézy.
Nivelon de Quierzy - Évêque de Soissons (1176-1207) Confirme les donations à Coincy en 1183.
Abbé Lecomte - Historien local Évoque la tradition templière non prouvée.
Dany Sandron - Historien de l’architecture Attribue la qualité de l’église à sa position géographique.
Émile Brunet - Architecte (1872-1952) Dirige la restauration au XXe siècle.

Origine et histoire de l'Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge

L’église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Mézy-Moulins, située dans l’Aisne, est mentionnée pour la première fois entre 1108 et 1126 sous l’épiscopat de Lisiard de Crépy, évêque de Soissons. La cure dépendait alors alternativement du prieuré clunisien de Coincy et de l’abbesse de Jouarre. Son importance s’explique peut-être par sa position stratégique : le village, situé à un passage de la Marne et au croisement de routes majeures (Soissons-Troyes et Châlons-Lagny), abritait un pont détruit en 1172 et des moulins. Une tradition locale, non prouvée, évoque une proximité avec une maison templière, hypothèse avancée pour justifier la richesse architecturale de cette église rurale.

L’édifice, construit aux XIIe et XVe siècles, a échappé aux conflits majeurs comme l’invasion de Thibaud IV de Champagne (1229-1230), la Guerre de Cent Ans ou les guerres de religion. Cependant, le clocher s’effondre en 1670, entraînant la destruction partielle de la voûte et du jubé. La reconstruction, achevée en 1685, modifie certains éléments (triforium obturé, arcs-boutants repris). Classée monument historique en 1862, l’église, en pauvreté état au XIXe siècle, est restaurée à partir de 1904, avec une interruption pendant la Première Guerre mondiale. Les travaux, menés par les architectes Émile Brunet et J. Tillet, s’achèvent en 1933.

Architecturalement, l’église se distingue par son plan basilical sans transept, une nef à quatre travées avec bas-côtés, et un chœur prolongé d’une abside à sept pans. Son élévation à trois niveaux (grandes arcades, triforium, fenêtres hautes) est atypique pour une église rurale, rappelant des modèles comme l’abbatiale d’Orbais. La façade, ornée d’une rosace à douze rayons, et le cimetière adjacent, abritant une croix classée, complètent cet ensemble patrimonial. Les dimensions (27 m de long, 13 m de large, 13,90 m sous voûte) soulignent son ampleur pour un village de cette époque.

La terre de Mézy relevait des comtes de Champagne, et sa cure fut confirmée en 1183 par l’évêque Nivelon de Quierzy parmi les donations au prieuré de Coincy, dépendant de Cluny. Cette tutelle clunisienne dura jusqu’au XVIIe siècle, comme en témoigne la perception des dîmes par le prieur commendataire en 1668. L’absence de dégâts pendant les guerres et la qualité de sa construction (liée à sa position géographique) en font un témoin rare de l’architecture religieuse médiévale en Picardie.

Liens externes

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