Frise chronologique
XIIIe-XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe-XIVe siècle (≈ 1450)
Édifice mêlant styles roman et gothique.
XVIIe siècle
Modification du clocher
Modification du clocher
XVIIe siècle (≈ 1750)
Tour d’escalier rehaussée pour remplacer l’ancien.
1897
Restauration de la statue
Restauration de la statue
1897 (≈ 1897)
Statue de la Vierge restaurée par l’abbé André.
19 août 1898
Incendie arrêté
Incendie arrêté
19 août 1898 (≈ 1898)
Intervention attribuée à la statue miraculeuse.
1899
Institution du pèlerinage
Institution du pèlerinage
1899 (≈ 1899)
Célébré chaque 8 septembre depuis.
23 février 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
23 février 1925 (≈ 1925)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 23 février 1925
Personnages clés
| Abbé Auguste André - Curé de Nancras |
Initiateur de la restauration (1897). |
| Sculpteur Arnold - Restaurateur de la statue |
A signalé un liquide semblable à du sang. |
Origine et histoire
L'église de la Nativité de la Vierge, située à Nancras en Charente-Maritime, fut édifiée entre le XIIIe et le XIVe siècle, mêlant des éléments architecturaux romans et gothiques. Ce monument, marqué par des destructions successives, conserve des vestiges comme un arc gothique sur son mur sud, témoin d’un croisillon disparu qui supportait autrefois le clocher primitif, aujourd’hui remplacé par une tour d’escalier rehaussée au XVIIe siècle. Son intérieur, composé d’une nef unique et d’un chœur à chevet plat d’inspiration cistercienne, reflète cette transition stylistique.
L’église abrite une statue polychrome de la Vierge, datée de sa fondation, qui fut endommagée pendant la Révolution française puis restaurée en 1897 sous l’impulsion de l’abbé Auguste André, curé de la paroisse. Cette statue, considérée comme miraculeuse, est associée à des phénomènes surnaturels : lors de sa restauration, un liquide évoquant du sang s’en serait écoulé, et elle aurait permis d’arrêter un incendie dans la commune en 1898. Ces événements ont donné naissance à un pèlerinage annuel, célébré chaque 8 septembre depuis 1899 sous le nom de Notre-Dame-de-la-Foi.
Classée monument historique par arrêté du 23 février 1925, l’église illustre à la fois un patrimoine religieux préservé et une dévotion locale ancrée. Son clocher actuel, intégré dans l’ancienne tour d’escalier, et sa chapelle latérale, base de l’ancien clocher, témoignent des transformations subies au fil des siècles. Le sanctuaire reste un lieu de culte actif, lié à des traditions populaires et à une histoire partiellement méconnue, mais riche en symboles.
L’architecture de l’édifice, avec sa nef à deux travées et son chevet plat, s’inscrit dans un contexte régional où les églises de transition entre roman et gothique sont fréquentes. La présence de la statue miraculeuse et le pèlerinage associé en font également un exemple remarquable du patrimoine religieux vivant, où foi et histoire locale se mêlent étroitement.