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Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Vauxcéré à Vauxcéré dans l'Aisne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique Clocher-mur

Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Vauxcéré

    Le Bourg
    02160 aux Septvallons
Propriété de la commune
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Vauxcéré
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Vauxcéré
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Vauxcéré
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Vauxcéré
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Vauxcéré
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Vauxcéré
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Vauxcéré
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Vauxcéré
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Vauxcéré
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Vauxcéré
Crédit photo : G.Garitan - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin de l'été 1918
Dévastation pendant la Grande Guerre
Première moitié du XIIIe siècle
Construction initiale
Guerre de Cent Ans (XIVe–XVe siècle)
Destruction partielle
1788
Reconstruction du clocher
17 décembre 1924
Classement monument historique
1924–1931
Restauration post-guerre
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 17 décembre 1924

Personnages clés

Jean-Baptiste Mulette - Entrepreneur Reconstruit le clocher en 1788.
Robert Chaleil - Architecte Dirige la restauration (1924–1931).
Lucien Sallez - Architecte en chef Supervise les travaux de reconstruction.
Prieur de Saint-Thibaut - Nomination de la cure Détient le droit de présentation avant 1789.

Origine et histoire

L'église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge, située dans la commune déléguée de Vauxcéré (Les Septvallons, Aisne), est un édifice religieux construit dans la première moitié du XIIIe siècle. Son architecture reflète cette période, avec une nef et une croisée du transept aux solives apparentes, tandis que le chœur et le bras nord du transept sont voûtés d'ogives. Un clocher-mur à trois baies, ajouté ultérieurement, surmonte l'arc triomphal, remplaçant une tour de croisée disparue. Les arcades en tiers-point de la nef évoquent encore les bas-côtés, aujourd'hui absents, probablement détruits lors de la Guerre de Cent Ans ou des guerres de Religion.

L'église a subi des dommages majeurs pendant la Première Guerre mondiale, notamment en 1918 lors de la retraite allemande, qui ont ravagé le chœur et le transept. Une restauration complète, menée entre 1924 et 1931 par les architectes Robert Chaleil et Lucien Sallez, a permis sa reconstruction sans son clocher d'origine. Classée monument historique en 1924, elle conserve des traces de son passé médiéval, comme le portail occidental encadré d'une voussure sous gâble, tout en portant les stigmates des conflits qui ont marqué son histoire.

Avant la Révolution, l'église dépendait du diocèse de Soissons (archidiaconé du Tardenois) et sa cure était sous la nomination du prieur de Saint-Thibaut, partagée avec le seigneur local pour la dîme. Le clocher actuel, de type mur, date de 1788, œuvre de l'entrepreneur Jean-Baptiste Mulette. Ces éléments illustrent son rôle central dans la vie paroissiale et seigneuriale, entre pouvoir religieux et laïc.

Aujourd'hui, l'édifice se dresse comme un témoignage des transformations architecturales et historiques de la région, depuis le Moyen Âge jusqu'aux reconstructions du XXe siècle. Son plan irrégulier, marqué par la disparition du bras sud du transept et des bas-côtés, raconte une histoire de résilience face aux destructions successives. La propriété de la commune en fait un lieu patrimonial accessible, ancré dans le paysage des Hauts-de-France.

Liens externes