Frise chronologique
854
Première mention du monastère
Première mention du monastère
854 (≈ 854)
Acte de Charles II le Chauve
XIe-XIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIe-XIIe siècles (≈ 1250)
Église et absidioles romanes
XVIe-XVIIe siècles
Remaniements majeurs
Remaniements majeurs
XVIe-XVIIe siècles (≈ 1750)
Transformations architecturales
15 juin 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
15 juin 1926 (≈ 1926)
Inscription officielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 15 juin 1926
Personnages clés
| Charles II le Chauve - Roi des Francs |
Mentionne Moutier-Rozeille en 854 |
| Raynaud, vicomte d'Aubusson - Seigneur local |
Rattache le monastère à Saint-Yrieix (1060) |
Origine et histoire
L'église de la Nativité-de-la-Très-Sainte-Vierge de Moutier-Rozeille, située dans la Creuse en Nouvelle-Aquitaine, est une ancienne collégiale dédiée à saint Martin, dépendant de Saint-Yrieix. Construite principalement aux XIe et XIIe siècles, elle fut remaniée aux XVIe et XVIIe siècles. Son plan atypique pour la région limousine contraste avec un décor de chapiteaux et colonnettes typiquement limousin. L'édifice conserve un chœur, une absidiole sud et des croisillons sud datant du XIIe siècle, tandis que deux arcades relient le chœur aux absidioles du transept.
La communauté religieuse de Moutier-Rozeille est attestée dès 854 dans un acte de Charles II le Chauve, qui rattache le site à l'abbaye Saint-Martin de Tours avec Saint-Yrieix. Au XIe siècle, le monastère, alors délabré, devient une dépendance de Saint-Yrieix sous l'impulsion de Raynaud, vicomte d'Aubusson. Il abrite alors douze chanoines dirigés par un prévôt. L'église, transformée au XVIIe siècle, reste un témoignage remarquable de l'architecture monastique romane limousine.
Classée Monument Historique depuis le 15 juin 1926, l'église appartient aujourd'hui à la commune. Son histoire est documentée par des sources comme la Société française d'Archéologie et la base Mérimée, qui soulignent son rôle passé de collégiale et son intérêt patrimonial. Les chapiteaux et colonnettes, de style limousin, ainsi que son plan original, en font un édifice distinctif dans le paysage religieux régional.