Construction de la nef romane 3e quart XIe siècle (≈ 1162)
Origine médiévale de l’édifice actuel.
XVe siècle
Ajout de la chapelle seigneuriale
Ajout de la chapelle seigneuriale XVe siècle (≈ 1550)
Commande de la famille Launay.
1971
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1971 (≈ 1971)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
1974
Restauration des toitures
Restauration des toitures 1974 (≈ 1974)
Travaux sur laves et installation du coq.
1996
Création du vitrail de l’Annonciation
Création du vitrail de l’Annonciation 1996 (≈ 1996)
Œuvre de Paul Duckert inspirée de Fra Angelico.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 825) : inscription par arrêté du 20 octobre 1971
Personnages clés
Famille Launay - Commanditaires de la chapelle
Ajout au XVe siècle avec décors sculptés.
Paul Duckert - Maître verrier
Auteur du vitrail de 1996.
Forgeron local (non nommé) - Artisan du coq du clocher
Œuvre installée en 1974.
Origine et histoire de l'Église de la Nativité-de-la-Vierge
L'église de la Nativité-de-la-Vierge de Bissy-sur-Fley, située dans le département de Saône-et-Loire, est un édifice religieux dont les parties les plus anciennes remontent au 3e quart du XIe siècle. Elle illustre l’architecture romane bourguignonne, avec une nef primitive du XIe siècle, un chœur et un clocher ajoutés ultérieurement. Son inscription aux monuments historiques en 1971 souligne sa valeur patrimoniale, notamment pour ses éléments médiévaux et sa chapelle seigneuriale du XVe siècle, construite par la famille Launay.
La chapelle seigneuriale, ajoutée au XVe siècle, abrite des détails sculpturaux remarquables : une clef de voûte représentant la Trinité et des consoles ornées des symboles des quatre Évangélistes. Ces éléments reflètent l’influence des commanditaires locaux et l’art gothique tardif. Le mobilier inclut un Christ en Croix polychrome du XVIIe siècle (restauré), ainsi que des statues du XIXe siècle, dont une Vierge à l’Enfant et un saint Joseph, encadrant un vitrail moderne inspiré de Fra Angelico (1996).
Entre juillet et septembre 1974, l’église a bénéficié d’une restauration complète de ses toitures en laves, couvrant nef, chœur, clocher et porche. Un coq forgé par un artisan local a alors été installé au sommet du clocher, marquant cette campagne de travaux. Aujourd’hui, l’édifice reste un lieu de culte catholique actif, rattaché à la paroisse Saint-Louis-entre-Grosne-et-Guye (diocèse d’Autun), conformément à la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État.
L’église s’inscrit dans un paysage religieux et historique plus large, lié à l’ancien diocèse de Chalon. Son architecture mêle ainsi héritage roman, ajouts gothiques et éléments modernes, témoignant de son évolution au fil des siècles. Les sources disponibles, comme les travaux de Marcel et Christiane Dickson (1935), documentent son importance dans le patrimoine religieux bourguignon.