Frise chronologique
1956
Premiers projets
Premiers projets
1956 (≈ 1956)
Lancement des plans initiaux de l'église.
23 novembre 2006
Inscription MH
Inscription MH
23 novembre 2006 (≈ 2006)
Protection totale de l'église et de son sol.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
3e quart XXe siècle
Construction de l'édifice
Construction de l'édifice
3e quart XXe siècle (≈ 2062)
Période de réalisation du monument.
Patrimoine classé
L'église en totalité et le sol de la parcelle 1 271 sur laquelle elle est située : inscription par arrêté du 23 novembre 2006
Personnages clés
| Georges-Henri Pingusson - Architecte |
Concepteur principal de l'église. |
| Robert Rinieri - Architecte |
Collaborateur au projet architectural. |
Origine et histoire
L’église de la Nativité-de-la-Vierge de Fleury, construite au 3e quart du XXe siècle, marque une rupture stylistique tout en conservant des éléments traditionnels. Dès 1956, les premiers projets évoquent un édifice au plan rectangulaire, utilisant des moellons de calcaire jaune, typiques de la région. Son originalité réside dans une nef suspendue : portée par des piliers ancrés dans la crypte, elle ne touche pas les murs latéraux, créant un effet de lévitation visuelle. Ce parti pris architectural permet un éclairage indirect innovant, filtré depuis les bas-côtés de la crypte, la toiture et deux colonnes de pavés de verre encadrant le chœur.
La conception lumineuse s’appuie sur une structure audacieuse où le plafond suspendu dialogue avec le plateau de la nef. La lumière naturelle, captée à différents niveaux, baigne l’espace de manière diffuse, renforçant le caractère sacré du lieu. Le mobilier liturgique, dessiné par les architectes, s’intègre harmonieusement à cette esthétique épurée. L’église, inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 23 novembre 2006, illustre la synthèse entre modernité et tradition dans l’architecture religieuse d’après-guerre.
Les architectes Georges-Henri Pingusson et Robert Rinieri signent ce projet, marquant leur empreinte dans le patrimoine lorrain. La propriété communale souligne son ancrage local, tandis que la crypte éclairée et la nef aérée symbolisent une approche spirituelle et technique novatrice. Le choix des matériaux (calcaire jaune) et la rigueur géométrique contrastent avec la légèreté visuelle des espaces intérieurs, faisant de cet édifice un témoignage remarquable de l’architecture religieuse du XXe siècle en France.