Frise chronologique
XIIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur
XIIe siècle (≈ 1250)
Chœur roman en pierre, attribué aux Templiers.
vers 1635
Destruction de la nef
Destruction de la nef
vers 1635 (≈ 1635)
Incursions espagnoles pendant la guerre de Trente Ans.
milieu du XVIIe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
milieu du XVIIe siècle (≈ 1750)
Nef rebâtie en bois et torchis.
20 février 1920
Classement monument historique
Classement monument historique
20 février 1920 (≈ 1920)
Protection officielle de l'édifice.
1982
Découverte archéologique
Découverte archéologique
1982 (≈ 1982)
Pierre tombale et sol d'origine mis au jour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de la Nativité de la Vierge : classement par arrêté du 20 février 1920
Personnages clés
| Templiers - Ordre militaire et religieux |
Auraient fondé l'église primitive et rapporté une relique. |
| Saint Blaise - Saint chrétien (relique) |
Relique conservée (morceau de bras) à la mairie. |
Origine et histoire
L'église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge se dresse à Forest-l'Abbaye, en bordure de la forêt de Crécy, dans le département de la Somme. Son chœur, de style roman, remonte au XIIe siècle, tandis que sa nef, détruite lors des incursions espagnoles vers 1635, fut reconstruite en bois et torchis au milieu du XVIIe siècle. L'édifice allie ainsi deux époques architecturales distinctes, avec des ouvertures romanes et une structure hybride.
Selon la tradition, l'église primitive aurait été fondée par les Templiers, comme en témoignent une croix et un cavalier chassant un sanglier gravés sur la pierre de l'autel. Une légende rapporte que les Templiers y auraient rapporté une relique de saint Blaise, aujourd'hui conservée à la mairie. En 1920, l'église fut classée monument historique, et des fouilles en 1982 révélèrent une pierre tombale et le sol d'origine.
L'édifice se distingue aussi par ses matériaux : pierre pour le chœur, bois et torchis pour la nef. Une pierre tombale fragmentée, découverte en 1982, et le sol primitif mis au jour lors de ces travaux, ajoutent à son mystère historique. La protection de 1920 souligne son importance patrimoniale dans la région des Hauts-de-France, marquée par son passé médiéval et ses reconstructions post-conflits.