Frise chronologique
XVIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
XVIe siècle (≈ 1650)
Édifice gothique flamboyant en brique.
19 février 1926
Protection au titre des monuments historiques
Protection au titre des monuments historiques
19 février 1926 (≈ 1926)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de la Nativité de la Vierge : inscription par arrêté du 19 février 1926
Personnages clés
| Jean de la Rivière - Seigneur de Villers-Campsart |
Représenté sur le retable de Marie-Madeleine. |
| Marie de Benserade - Châtelaine de Villers-Campsart |
Figurée aux côtés de Jean de la Rivière. |
Origine et histoire
L'église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Villers-Campsart, située dans le sud-ouest du département de la Somme, est un édifice emblématique du XVIe siècle. Construite en brique, elle illustre le style gothique flamboyant, caractéristique de cette période architecturale. Son inscription aux monuments historiques par arrêté du 19 février 1926 témoigne de sa valeur patrimoniale, préservant ainsi un héritage artistique et religieux majeur pour la région Picardie (aujourd’hui Hauts-de-France).
L’intérieur de l’église abrite un retable en bois polychrome dédié à Marie-Madeleine, provenant de l’ancienne chapelle du château local. Ce retable représente la sainte dans un paysage boisé évoquant, selon la tradition orale, la forêt et le château-fort d’Arguel. Deux personnages y sont figurés : Jean de la Rivière, seigneur du lieu, et Marie de Benserade, châtelaine, agenouillés de part et d’autre de la scène. Une inscription en lettres gothiques y exhortait les fidèles : « Vous qui péchez, ne désespérez point ». Ce retable, ainsi qu’une poutre de gloire représentant le Christ accompagné de la Vierge et de saint Jean, soulignent la richesse iconographique de l’édifice.
Parmi les autres éléments remarquables, l’église conserve plusieurs statues en bois ou en pierre, dont une Vierge à l’Enfant, une sainte Barbe assise, une Vierge de Pitié, et un bas-relief de la Descente de croix. Ces œuvres, typiques de la dévotion médiévale et renaissante, reflètent l’importance de l’art sacré dans la vie communautaire de Villers-Campsart. Leur présence atteste d’un passé religieux actif, marqué par le mécénat des seigneurs locaux, comme en témoigne le retable commandité par la famille de la Rivière.
L’église, propriété de la commune, reste un lieu de mémoire et de culte, ouvert à la visite. Son architecture et son mobilier offrent un aperçu des pratiques artistiques et spirituelles du XVIe siècle en Picardie, tout en ancrant le village dans un patrimoine partagé. Les sources disponibles, comme les travaux de l’abbé Lesueur ou les bases Mérimée et Clochers de France, documentent son histoire et sa protection, assurant sa transmission aux générations futures.