Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification probable sur un sanctuaire antérieur.
1703
Incendie par les Camisards
Incendie par les Camisards
1703 (≈ 1703)
Destruction partielle et reconstruction chapelles.
XVIIe siècle
Ajout du clocher-mur
Ajout du clocher-mur
XVIIe siècle (≈ 1750)
Décor peint en trompe-l’œil sur façade.
17 mai 1982
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
17 mai 1982 (≈ 1982)
Protection façades, toitures et abside.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; abside (cad. C 1010) : inscription par arrêté du 17 mai 1982
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
L’église de la Nativité-de-Marie de Courry, mentionnée pour la première fois dans une charte carolingienne, était initialement un prieuré-cure dépendant du diocèse de Viviers. Son vocable associe la Nativité de la Vierge et Saint-Martin. L’édifice actuel, probablement bâti au XIIe siècle, réutilise des pierres d’un sanctuaire antérieur, reconnaissables à leur taille droite, contrastant avec le grès de l’abside et des murs. Cette dualité matérielle suggère une superposition de campagnes de construction médiévales, avec deux travées de nef aux caractéristiques distinctes.
Au XVIIe siècle, l’église subit des transformations majeures : un clocher-mur à deux arcades est ajouté sur le mur ouest, tandis qu’un décor peint en trompe-l’œil (ordres toscans et ioniques superposés) orne la façade. Ce type de peinture extérieure, rare en Occitanie, témoigne d’influences baroques. En 1703, l’édifice est incendié par les Camisards pendant les guerres de Religion, entraînant la reconstruction des deux chapelles sud. Les façades et l’abside, protégées depuis 1982, illustrent cette histoire mouvementée, entre héritage roman et adaptations post-conflit.
L’église, propriété communale, conserve des traces de son rôle central dans la vie locale : lieu de culte, mais aussi symbole de résistance et de reconstruction. Les différences architecturales entre les parties médiévales et modernes reflètent les bouleversements historiques de la région, marquée par les tensions religieuses et les reconstructions successives. Son classement comme Monument Historique souligne sa valeur patrimoniale, à la fois artistique (décors peints) et historique (témoignage des guerres camisardes).