Fondation de la bastide XIIIe siècle (≈ 1350)
Création du village et premier édifice religieux.
12 mai 1512
Érection en collégiale
Érection en collégiale 12 mai 1512 (≈ 1512)
Douze chanoines y sont installés.
1840
Restauration du portail
Restauration du portail 1840 (≈ 1840)
Réparation de l’accès principal.
XVIIIe siècle (2e moitié)
Restauration majeure
Restauration majeure XVIIIe siècle (2e moitié) (≈ 1850)
Travaux sur carrelage, murs et couverture.
1873-1875
Travaux intérieurs définitifs
Travaux intérieurs définitifs 1873-1875 (≈ 1874)
Transformation de la nef et du chœur.
13 septembre 2018
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 13 septembre 2018 (≈ 2018)
Protection intégrale de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’église de la Nativité Notre-Dame en totalité, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté, figurant au cadastre sur la parcelle n°192 de la section AB : inscription par arrêté du 13 septembre 2018.
Personnages clés
Amanieu II d'Armagnac - Archevêque d'Auch
Octroya une charte de coutumes en 1295.
Paul Noël Lasseran - Peintre du début XXe
Auteur des fresques intérieures (1923).
Origine et histoire
L'église de la Nativité-Notre-Dame, située à Bassoues dans le Gers, trouve ses origines dans la création de la bastide au XIIIe siècle. Le premier édifice religieux, agrandi aux XIVe et XVe siècles, devint une collégiale en 1512 sous l’impulsion de douze chanoines. Son architecture reflète cette évolution, avec une nef unique couverte d’un berceau en arc brisé et un chœur voûté d’ogives, typiques du style gothique méridional. La déclivité du terrain influence son apparence extérieure, où le mur gouttereau sud domine le mur nord.
La transformation majeure de l’église intervint entre 1873 et 1875, lorsque des travaux intérieurs lui donnèrent son aspect actuel. Ces aménagements inclurent la reconstruction du mur nord, la couverture de la nef par un berceau en lattis, et l’ajout de décors peints à la fin du XIXe siècle, comme les médaillons des évangélistes ou la fresque de la mort de saint Fris par Paul Noël Lasseran. Le portail, restauré en 1840, et la chaire en pierre du XVe siècle (classée en 1908) témoignent de son riche passé.
L’église fut érigée en collégiale le 12 mai 1512, marquant son importance religieuse dans la région. Au XVIIIe siècle, des travaux de restauration concernèrent le carrelage, les murs, et la couverture, tandis que des problèmes récurrents d’infiltration nécessitèrent des drainages en 1882. Inscrite aux monuments historiques en 2018, elle incarne aujourd’hui un patrimoine à la fois médiéval et transformé par les époques ultérieures, lié à l’histoire des archevêques d’Auch et de la bastide de Bassoues.
Le site abrite également des éléments remarquables comme la chaire monumentale du XVe siècle, soutenue par un cul-de-lampe sculpté, ou les chapelles latérales aux voûtes ornées de têtes humaines stylisées. Le tabernacle en marbre blanc du chœur, surmonté d’une statue du Sacré-Cœur, et la cuve baptismale en marbre de la chapelle Saint-Jean-le-Baptiste complètent cet ensemble. Son emplacement central, entre la place de la Halle et les ruelles médiévales, renforce son ancrage dans le tissu urbain historique.