Frise chronologique
XIVe siècle
Construction initiale du chevet
Construction initiale du chevet
XIVe siècle (≈ 1450)
Chevet polygonal sous Philippe le Bel.
vers 1531
Ajout de la chapelle sud
Ajout de la chapelle sud
vers 1531 (≈ 1531)
Dédicace portée sur l'édifice.
milieu XVe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
milieu XVe siècle (≈ 1550)
Travaux menés par Philippe de Lévis.
milieu XVIe siècle
Fortification de l'église
Fortification de l'église
milieu XVIe siècle (≈ 1650)
Canonnières et chemin de ronde ajoutés.
23 septembre 1926
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
23 septembre 1926 (≈ 1926)
Protection de l'édifice (sauf sacristie).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (à l'exception de la sacristie) : inscription par arrêté du 23 septembre 1926
Personnages clés
| Philippe le Bel - Roi de France |
Commanditaire du chevet (XIVe siècle). |
| Philippe de Lévis - Archevêque d'Auch |
Reconstruit la nef (XVe siècle). |
Origine et histoire
L'église de la Nativité-de-Notre-Dame de Beaumarchés, située dans le Gers en Occitanie, est un édifice gothique construit principalement au XIVe siècle, avec des ajouts significatifs au XVIe siècle. Elle suit un plan toulousain, caractérisé par une nef unique et un chœur polygonal. Son clocher-porche, inspiré de celui de Villefranche-de-Rouergue, domine l'ensemble et arbore une frise de figures grimaçantes. L'église est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1926, à l'exception de sa sacristie.
Le chevet, de plan polygonal et plus étroit que la nef, date du XIVe siècle et porte les armes royales de Philippe le Bel, notamment sur les clefs de voûte. La nef, reconstruite au XVe siècle sous l'impulsion de l'archevêque d'Auch Philippe de Lévis, intègre des voûtes gothiques et un porche voûté sur croisées d'ogives. Ce porche, ajouté au XVIe siècle, présente des sculptures des attributs des quatre Évangélistes et un écu aux fleurs de lys. Une chapelle sud, construite vers 1531, complète l'édifice.
L'église a été fortifiée au XVIe siècle, avec l'ajout de canonnières, d'un chemin de ronde et de salles habitables au-dessus de la chapelle sud. Ces aménagements reflètent les tensions des Guerres de religion, bien que l'ampleur des destructions mentionnées reste incertaine. Le cimetière, initialement adjacent à l'église, avait disparu d'après le plan cadastral de 1834, mais un vivier près du clocher pourrait être un vestige d'un fossé protecteur. L'édifice, en moyen appareil de grès, allie des éléments défensifs et religieux, témoignant de son rôle central dans la bastide de Beaumarchés.
À l'intérieur, le chœur abrite un maître-autel en pierre taillée et trois vitraux représentant des scènes mariales : l'Adoration des Mages, l'Annonciation et l'Assomption. Ces vitraux, situés dans l'abside à cinq pans, illustrent l'importance dévolue à la Vierge Marie dans la dévotion locale. La nef, de plan trapézoïdal, et le clocher-porche, doté d'un escalier à vis, montrent une maçonnerie soignée, contrastant avec la régularité moindre du chevet. L'ensemble reflète une architecture à la fois religieuse, défensive et communautaire, typique des bastides du Sud-Ouest.
L'église de Beaumarchés, bien que partiellement modifiée au fil des siècles, conserve des éléments médiévaux remarquables, comme les clefs de voûte sculptées ou les culs-de-lampe du porche. Son inscription aux Monuments Historiques en 1926 souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son mobilier, dont certains objets sont référencés dans la base Palissy. Aujourd'hui propriété de la commune, elle reste un témoignage majeur de l'histoire religieuse et urbaine de la région.