Frise chronologique
1751
Début de la construction
Début de la construction
1751 (≈ 1751)
Hugues Faivre entame les travaux sur les ruines médiévales.
1755
Achèvement et bénédiction
Achèvement et bénédiction
1755 (≈ 1755)
Tabernacle béni, fin des travaux en 4 ans.
1792
Vandalisme révolutionnaire
Vandalisme révolutionnaire
1792 (≈ 1792)
Décors intérieurs endommagés pendant la Révolution.
1987
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1987 (≈ 1987)
Protection officielle par arrêté du 7 août.
2018
Sélection Loto du Patrimoine
Sélection Loto du Patrimoine
2018 (≈ 2018)
Site retenu pour restauration et mise en valeur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 170) : inscription par arrêté du 7 août 1987
Personnages clés
| Jean-Joseph Galezot - Architecte |
Conçoit les plans, dernière réalisation connue. |
| Jean-Pierre Galezot - Architecte (frère) |
Introduit le modèle église-halle en Haute-Saône. |
| Hugues Faivre - Constructeur |
Dirige le chantier à partir de 1751. |
| Pierre Grimod d’Orsay - Mécène |
Offre les boiseries d’un collatéral. |
| Anatoile Amoudru - Dessinateur |
Auteur des plans des confessionnaux. |
Origine et histoire
L’église de la Nativité-de-Notre-Dame, située à Rupt-sur-Saône en Haute-Saône, est construite au 3e quart du XVIIIe siècle sur les ruines d’un sanctuaire médiéval du XIIe siècle. L’architecte Jean-Joseph Galezot, s’inspirant du modèle de l’église-halle popularisé par son frère Jean-Pierre, conçoit les plans. Les travaux, dirigés par Hugues Faivre, débutent en 1751 et s’achèvent en 1755, malgré des difficultés liées à la réutilisation des fondations médiévales. Le financement provient de ventes de bois communaux et de dons privés, dont celui du collectionneur Pierre Grimod d’Orsay, qui offre les boiseries d’un collatéral.
Le décor intérieur, riche en boiseries et confessionnaux dessinés par Anatoile Amoudru, est vandalisé pendant la Révolution (1792). Les campagnes de restauration des XIXe et XXe siècles font disparaître la polychromie originale. L’édifice, marqué par son style baroque et sa lumière généreuse, est inscrit aux Monuments Historiques en 1987. Son architecture, avec une nef à trois vaisseaux séparés par des colonnes d’ordre dorique, illustre l’influence des Galezot en Franche-Comté.
L’église se distingue par son implantation sur une colline, dominant le village de Rupt-sur-Saône. Son histoire reflète les enjeux religieux, artistiques et sociaux de la région, depuis sa construction sous l’Ancien Régime jusqu’à sa préservation contemporaine. Les sources mentionnent son inclusion dans la liste des sites retenus pour le Loto du Patrimoine en 2018, soulignant son importance patrimoniale.