Reconstruction de l'église 1767-1773 (≈ 1770)
L'église est reconstruite sur l'emplacement de l'ancienne église devenue dangereuse.
1782
Ajout des confessionnaux
Ajout des confessionnaux 1782 (≈ 1782)
L'architecte Amoudru réalise les confessionnaux de l'église.
1998
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1998 (≈ 1998)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Fin 2020
Lancement souscription
Lancement souscription Fin 2020 (≈ 2020)
Lancement d'une souscription pour financer des travaux de sauvegarde.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, en totalité (cad. AB 72) : inscription par arrêté du 30 mars 1998
Personnages clés
Claude-Étienne Chognard
Architecte ayant réalisé les plans de l'église.
Jean-Baptiste Blancheville
Curé de l'église ayant prêter serment en 1789.
Huguette Pairon
Paroissienne ayant légué une somme importante pour la rénovation de l'église.
Origine et histoire de l'Église de la Nativité de Notre-Dame
L'église catholique de la Nativité-de-Notre-Dame à Vauvillers (Haute-Saône) est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1998. Elle a été reconstruite entre 1767 et 1773 sur l'emplacement approximatif de l'ancienne église devenue dangereuse, l'emprise ayant été étendue par des terrains privés. Un projet de J.-C. Colombot est connu, mais c'est celui de Claude-Étienne Chognard qui fut réalisé. Les travaux d'architecture furent complétés par du mobilier exécuté d'après les plans du sculpteur Gerdolle de la Marche ; en 1782, l'architecte dolois Amoudru réalisa les confessionnaux. L'édifice s'élève à l'ouest du village, posé sur un soubassement qui compense la déclivité et l'écarte des principaux axes de circulation. Il comprend un clocher-porche intégré, une nef à trois travées, un transept et un chœur d'une travée prolongé par une abside polygonale. L'ensemble est voûté d'arêtes renforcées par des arcs doubleaux. La façade principale, en pierre de taille, est ornée de colonnes toscanes presque détachées portant un fronton courbe brisé et encadrée de pilastres d'angle surmontés d'un massif de maçonnerie coiffé d'une pyramide couronnée d'une boule. Si son plan correspond à un parti fréquent parmi les églises du XVIIIe siècle en Haute-Saône, ses dimensions et la qualité de sa façade font de l'édifice l'une des réalisations les mieux réussies de Chognard. En 1789, le curé Jean-Baptiste Blancheville prêta serment puis se rétracta. Fin 2020, la commune et la Fondation du patrimoine ont lancé une souscription pour financer des travaux de sauvegarde ; une paroissienne, Huguette Pairon, décédée en 2021 à 97 ans, a légué 421 000 € destinés à cette rénovation. Treize objets mobiliers y sont inscrits au titre des monuments historiques, notamment des tableaux, un confessionnal, une croix et une statue.